Le patrimoine de la baie de Saint-Brieuc

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Usine métallurgique, puis fonderie du Pas (Lanfain
Même si le site de la fonderie du Pas a conservé sa structure topographique originale avec l'étang de retenue, la chaussée et l'espace de production situé juste en aval et en contrebas, au plan architectural seuls les édifices sociaux et religieux ont été préservés. Le logement patronal est bâti à l'est du site de production qu'il surplombe ; édifié en moellons de schiste, partiellement recouvert d'enduit, il compte un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un étage de comble couvert d'une toiture à longs pans. Il présente un plan en L atour duquel se sont greffés plusieurs corps de bâtiments, à l'ouest et au sud. La chapelle, située à proximité, est dans un état de délabrement avancé ; elle présente un plan rectangulaire avec abside à trois pans et est percée, sur son pignon ouest, d'un triplet de baies en plein cintre. Les logements d'ouvriers quant à eux, se situent à l'ouest de l'espace de production et consistent en une série de corps de bâtiment allongés édifiés en moellons de schiste, parfois recouverts d'enduit. De facture simple, ils se déclinent en plusieurs modules : soit en en rez-de-chaussée, soit à un étage de comble, à surcroît ou non.Le 6 août 1828, César René de Choiseul est autorisé à édifier un haut fourneau pour le traitement du minerai de fer à l'emplacement de l'un des moulins à farine qu'il possède sur l'étang du Pas, à la lisière de la forêt de Lorge. Le minerai utilisé pour son alimentation provient des minières situées au Bas-Vallon, le combustible de la forêt de Lorge et la castine de Cartravers, à la Harmoye (22) où le comte y exploite une carrière de marbre et un four à chaux. Au début de son exploitation, l'usine métallurgique du Pas, orientée exclusivement vers la production de fonte, comprend un vaste étang d'une surface d'1, 5 ha servant à son alimentation énergétique, un haut fourneau de 12, 50 m de hauteur situé en contrebas de la chaussée de l'étang, les logements du directeur et du maître-fondeur, un bâtiment abritant écurie et étable, et la halle du fourneau composée de trois corps de bâtiment abritant respectivement la moulerie, la machine soufflante et la forge. A proximité du haut fourneau se situent un four destiné au grillage du minerai local et un four à coke pour carboniser la houille. En 1835, 25 000 à 30 000 barriques à charbon servent à la fabrication de 800 000 kg de fonte. En 1837, l'établissement est racheté par J.-M. Allenou qui acquiert parallèlement la forêt de Lorge, le château de l'Hermitage, la mine du Bas-Vallon, la carrière et le four à chaux de Cartravers. Trois années plus tard, la production s'élève à 1000 t de fonte, puis 3 000 t en 1870 ; l'usine fabrique à la fois de la fonte brute et de la fonte moulée de première fusion avec du minerai du pays et en provenance de Bilbao, le coke étant acheté à Newcastle. L'entreprise profite alors pleinement de la création de la ligne de chemin de fer Saint-Brieuc-Pontivy, laquelle constitue une véritable aubaine pour la commercialisation des produits. Un raccordement facilite la réception des matières premières et l'expédition des produits finis. La chapelle, toujours en place, est édifiée en 1852. A partir de 1880, l'établissement subit la concurrence des Forges et laminoirs des Côtes-du-Nord établis à la fin du Second Empire à Saint-Brieuc (22), et se convertit alors en fonderie de seconde fusion ; l'extraction du minerai devenant de moins en moins rentable, l'usine se dote d'un cubilot destiné à la fonte de fer de récupération et d'acier. En 1906, l'entreprise est rachetée par Adolphe-Henry de Villeneuve qui la transforme en société en nom collectif au cours de la Seconde Guerre mondiale. Durant les premières décennies de ce 20e siècle, même si l'usine fournit la Marine et les Chemins de fer de l'Etat, sa production répond surtout aux besoins de l'économie locale et concerne essentiellement la fabrication de machines agricoles et diverses pièces mécaniques, mais aussi quelques éléments de voiries comme les plaques d'égout. Pendant la Première Guerre mondiale, elle fabrique des corps de grenade à main. Le logement patronal date d'après Guerre. La superficie totale de l'usine représente plus d'un hectare sur lequel se répartissent notamment les ateliers de mécanique, de triage des pièces, d'entretien, de modelage ou de menuiserie, d'usinage ou de finition et la fonderie. En 1923, l'entreprise fait installer une succursale au port du Légué, à Saint-Brieuc (22). Vers 1950, la société se transforme en SARL après avoir absorbé la fonderie du Légué, à Saint-Brieuc (22). C'est aussi en 1950 que l'usine est rattachée au réseau électrique. En 1957, elle absorbe les fonderies de Servon (35) et de Tanvez, à Guingamp (22), pour donner naissance aux Fonderies du Pas et Brisou réunies. L'usine fonctionne alors avec deux cubilots. L'entreprise dépose son bilan le 7 avril 1977 et cesse définitivement son activité le 30 novembre 1978. Les bâtiments d'exploitation (fonderie, halle, haut fourneau, ateliers mécanique, d'usinage, de triage des pièces, de modelage, etc.), situés juste en aval de l'étang, ont été entièrement détruits en 1981, seuls subsistent de part et d'autre de cet espace, les logements d'ouvriers à l'ouest, et à l'est le logement patronal, ainsi que la chapelle.En 1830, la soufflerie à pistons est actionnée par une roue à augets, laquelle sera conjugugée, en 1870, à une machine à vapeur développant 10 ch ; deux autres machines à vapeur sont destinées au concassage du minerai. En 1919, H. de Villeneuve déclare une chaudière à vapeur de forme tubulaire Compound, provenant du constructeur Massivet et Cie, à Nantes (44). La force motrice hydraulique est fournie par un étang de 6 ha environ, qui alimente, en 1926, deux turbines développant un total de 62 ch ; en cas de sécheresse, une force motrice de 50 ch supplée à l'insuffisance de force.En 1840, l'usine emploie trois cent ouvriers contre quatre cent en 1870. Lors de son dépôt de bilan, l'entreprise comptait cent salariés au Pas, cent-vingt à Servon (35) et cent à Guingamp (22).
Auteur(s) du descriptif : Gasnier Marina

Par : L'inventaire du patrimoine

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Saint-Quay Portrieux : la plage et la pointe de l'

Par : Dastum

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La baie de Saint Brieuc
Avec une mer qui peut se retirer à plus de 7 kilomètres, la baie de Saint Brieuc est la cinquième au monde en ce qui concerne l'amplitude des marées. Une situation exceptionnelle pour la vie animale. Une partie de la baie est d'ailleurs classée réserve naturelle depuis 1998. Visite avec deux animateurs de la Maison de la Baie, Bruno Chrétien qui fait découvrir aux touristes les vasières, et Michaël Quéré qui les initie à l'observation des oiseaux dans les prés salés.

Par : INA

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Air de vielle

Par : Dastum

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Halle aux poissons
Halle aux poissons du Martray : plan, état actuel

Par : Archives municipales de Sa

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Panorama de St Brieuc vers 1830
Lithographie

Par : Archives municipales de Sa

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Barrage de Saint-Barthélémy
Massif de la bonde de fond 'a' et sa jonction au mur en retour côté déversion

Par : Archives municipales de Sa

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Terrain pour L'Ecole Normale des garçons
Ecole normale des garçons, Saint-Brieuc. Etude de terrain de l'école. Relevé métrique. Indication de modification d'angle.

Par : Archives municipales de Sa

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Démolition de maisons
Démolition des maisons n° 10 et 12, rue de la Préfecture

Par : Archives municipales de Sa

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Le théâtre
Vue de face du théatre et du restaurant du théatre

Par : Archives municipales de Sa

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Saint Brieuc : Vue generale prise de Notre Dame de

Par : Dastum

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St Brieuc : Le petit marche

Par : Dastum

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Chaffoteaux et Maury
Chaffoteaux et Maury, 1ère entreprise des Côtes du Nord, emploie 1400 salariés. Suite à de mauvaises opérations financières, l'entreprise est en difficulté. Un plan de restructuration touchant environ 150 salariés va être annoncé par la direction.

Par : INA

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A Saint-Brieuc, grève à l'usine du Joint Français
Le Bureau départemental des Côtes-du-Nord vient d'être évacué par les forces de l'ordre. Les grévistes du Joint Français y retenaient depuis 24 heures trois représentants de la direction de l'entreprise. M. Mondrey (CFDT), M. Argenton (Bureau de la main d'oeuvre) et M. Fourt (direction) expriment leur point de vue sur le conflit.

Par : INA

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Election municipale à Saint Brieuc
Présentation des deux candidats qui s'affrontent pour conquérir la mairie de Saint Brieuc : Bruno Joncour, membre du Modem, et Danielle Bousquet, Parti socialiste.

Par : INA

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Maison, 12 boulevard Legris ; rue Charles Le Goffi
Maison de plan rectangulaire massé construite en moellons de granite et schiste laissés apparents. Elle est composée d'un sous-sol partiellement enterré, d'un rez-de-chaussée surélevé, d'un étage carré et d'un comble abrité sous un toit à longs pans et à demi-croupes. Eléments de décor : brique (couvrement des baies, frises et souches de cheminées), balcons, épis de faîtage en terre-cuite.
Auteur(s) du descriptif : Pichouron Patrick

Par : L'inventaire du patrimoine

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Le Général de Gaulle en Bretagne
Le Général de Gaulle visite St Brieuc, Brest, Douarnenez, Lorient, St Nazaire. Dans ces ruines, une population fervente l'acclame. A Brest, il annonce son souhait de réforme politique. Aux chantiers de St Nazaire il constate la reprise de l'activité.

Par : INA

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