Cimetière communal, rue du Pont Sel (Maxent)
Les riches enclos paroissiaux du Léon et de Cornouaille ont popularisé une image d'Epinal où le cimetière entoure l'église paroissiale au centre du bourg. Pourtant, les fouilles de l'ancienne église de Maxent en témoignent, cet état de chose était une tradition relativement récente. Soucieux de l'hygiène publique, le gouvernement royal édicte dès la fin du XVIIe siècle plusieurs interdictions d'inhumer dans les églises, guère appliquées si l'on considère que plus de quatre cent maxentais sont encore enterrés dans les passées de la nef entre 1738 et 1758. Le placître de l'église n'était cependant pas dénué de sépultures : on avait coutume dès le début du XVIIIe siècle d'enterrer dans un quartier les enfants morts sans baptèmes ou en bas âge. Le clergé paroissial donne l'exemple à ses paroissiens réticents, à l'instar du prieur Pierre Porcher qui dès 1640 avait choisi pour son repos éternel un emplacement dans le nouveau cimetière près du reliquaire qu'il avait fait reconstruire. C'est le percement du chemin de grande communication reliant Plélan-le-Grand à Baulon qui va occasioner le déplacement de l'ancien cimetière à son emplacement actuel. La municipalité acquiert en 1852 de Reine Brégère, veuve Coignard, une pièce de terre appelée le pré des Ormeaux pour y établir le champ des morts. Cet achat est complété en 1856 par une autre portion du même pré afin d'ouvrir le nouveau cimetière sur la route Dinan-Guémené Penfao (l'actuelle rue du Pont Sel). La bénédiction de l'ensemble est célébrée en juillet 1857,
Auteur(s) du descriptif : Gilbert Xavier
Par : L'inventaire du patrimoine