Enclos paroissial et église Saint-Yves (Plounéour-
Edifice de plan rectangulaire à chevet plat sur lequel se greffe la sacristie hors-œuvre à pans coupés. Nef à sept travées, arcades en arc brisé à pénétration directe sans chapiteaux. Couverts de charpentes indépendantes, chacun des bas-côtés atteint la même largeur que la nef. Porche hors-œuvre couvert d´une voûté d´ogives.Tour occidentale hors-œuvre à six niveaux coiffée d´une plate-forme carrée portant, en retrait, une flèche octogonale peu ajouré. Escalier en vis dans-oeuvre aménagé dans le massif sud-est de la tour pour accéder au clocher. Tourelle d´escalier hors-oeuvre accédant à l´ancienne chambre forte couverte d´une coupole. Arc monumental à deux arcades en plein cintre étayées par des contreforts (à niches) surmontés d´amortissements. Echalier côté nord. Granites provenant de Plounéour-Ménez et du massif du Huelgoat. Inscription bas-côté sud, contrefort : JACQUES BEUSIT HERVE NICOLAS F : F : LAN 1651. Inscription clocher, contrefort nord-ouest : CETTE TOUR FUT FONDEE LAN 1655 LORS RECT[eur] MI[ssi]RE PI[erre] DE LESPINAY ET FABRI[ques] HER. COR. Y. MARTIN. Inscription au-dessus de la porte nord : G : NICOLAS M : MER F : F : LAN 1684.D´un édifice du 16e siècle construit suivant un plan en croix latine subsistent le porche sud, la nef, les baies orientales (obturées) des bras de l´ancien transept, une niche crédence (nord) ainsi que trois enfeux (un au nord, deux au sud). Soutenue par la fabrique (familles Beusit, Corre, Martin et Nicolas), le clergé (Pierre de Lespinay) et la famille de Coetlosquet, une campagne d´agrandissement décisive se déroule, selon les chronogrammes portés, entre 1651 et 1684 : rajouts des bas-côtés nord et sud en englobant les anciens bras du transept, remploi de fenêtres anciennes, remontage du porche avec mise en place des portes jumelées donnant accès au bas-côté sud, construction d´une tourelle d´escalier donnant accès à l´ancienne chambre forte, construction de la sacristie (1651), mise en place du massif occidental (partie inférieure datée 1665), percement de portes accédant aux bas-côtés sud et nord (1684). L´arc monumental ainsi que l´enclos avec les entrées nord et ouest semblent également remonter à cette époque. La tour, la chambre des cloches et la flèche pourraient dater de la première moitié du 18e siècle. Détruite par la foudre en 1847, la flèche est reconstruite peu de temps après ; l´architecte Joseph Bigot en fait un relevé en 1855. Le remaniement de la sacristie remonte probablement à cette époque (agrandissement des baies, mise en place de lucarnes disparues depuis). L´ossuaire figurant sur le cadastre de 1837 dans l´angle sud-est du cimetière a disparu, tout comme l´ancien presbytère situé à proximité immédiate de l´église (partie ouest). L´église et l´arc monumental sont classés parmi les monuments historiques en 1914 ; cette protection inclut, depuis 1925, le calvaire et l´enclos suite au transfert du cimetière, elle exclue les arbres (abattus) et les anciennes tombes (translatées). Restauration des toitures entre 1997 et 2002.
Auteur(s) du descriptif : Douard Christel
Par : L'inventaire du patrimoine