Ferme de la Madeleine et de Kerouarn, impasse Kerf
La ferme est de plan en L. Elle est constituée de deux logis non reliés donnant sur une cour enclose limitée par deux piliers d'entrée. La maison orientée au sud est en moellon enduit. De plan double en profondeur, l'habitation possède un étage carré et un étage en surcroît desservi par un escalier en bois, à double révolution avec jour central. L'entrée latérale dessert deux pièces, l'une en façade, la seconde en enfilade en profondeur. A droite de ce logis, une écurie également double en profondeur possèdait un haut surcroît, aujourd'hui transformé en étage d'habitation. Une porte latérale donnait accès à l'écurie postérieure. A gauche, seconde écurie ou étable à vaches, à élévation symétrique par rapport à la première. Le surcroît a également été transformé en habitation.La seconde maison, construite en deux parties est formée d'un premier corps enduit couvert à croupe, à étage carré et étage en surcroît. Il se compose de deux pièces au sud, doublées au nord d'une vaste entrée avec cage d'escalier, l'escalier en bois à double révolution et jour. Au vu de l'épaisseur du mur de refends, la partie nord de la maison pourrait être une ancienne dépendance, transformée en habitation à étage carré. En moellon au rez-de-chaussée, elle est en pan de bois à l'étage sur cour et en moellon sur jardin.La ferme est édifiée sur une partie de la prairie nommée "la corderie" ou "prairie de la Madeleine", parcelle I 778 du cadastre 1844 d'une contenance de 4432m². Cette parcelle est achetée par Jules Rochard le 23 septembre 1895 à Mme Glaize, née Louise Pradier. La ferme est édifiée dans l'année qui suit car elle figure sur le plan Léchard de 1897. Elle est constituée de deux corps de logis contemporains, reliés et encadrés par des dépendances à haut surcroît. La ferme est complétée dans les années 1930 par la construction d'une 3e maison en prolongement nord du logis sud. A la mort de Jules Rochard en 1936, il est certifié qu'à la ferme de la Madeleine est annexé un potager constituant le lot n°8 du lotissement de la rue Paul Doumer (actuellement jardin correspondant au n°33).L'incendie de la toiture du corps sud dans les années 1960 entraîne la suppression d'une lucarne en pierre sur la façade est, lucarne visible sur la photo des années 20. Les dépendances seront très modifiées, parfois transformées en logis, entre 1930 et 1980. La 3e maison est détruite en 1987 et remplacée par le parking d'un immeuble édifié sur la rue Doumer. La partie nord de la parcelle, coupée par la rue Frélaut dans les années 20 lors de la mise en place du lotissement dit Cité-Rochard, est divisée en deux parcelles sur lesquelles s'édifient deux maisons dans les années 60. Le terrain au sud de la cour enclose, autrefois occupé par des serres, un verger et un garage, est divisé en deux et construit de deux maisons en 1987.
Auteur(s) du descriptif : Toscer Catherine ; Lainé Claire
Par : L'inventaire du patrimoine