Place de la République, anciennement place de la h
Place de plan rectangulaire, traversée dans sa partie est par la rue Thiers. C'est le long de celle-ci que sont édifiés les immeubles d'angle à pan coupé préconisés sur le plan de Charier. Un immeuble à pan coupé marque également le côté nord de l'entrée de la rue Lehélec, alors que l'immeuble sud, reconstruit après guerre, ne respecte pas cette prescription. Cette ordonnance a malheureusement été rompue par la reconstruction de l'ancienne poste (immeuble qui a cependant conservé son pan coupé).La place est conçue en 1862 à l'occasion de la construction de la halle à grains. Celle-ci s'accompagne d'un vaste projet urbain qui outre la création de la place, prévoit la rectification et le redressement des rues du Port et des Douves du Port, qui deviendront la rue Thiers, ainsi que l'ouverture d'une rue (rue Autissier) qui reliera la place à la rue des Bons Enfants (rue Richemont). Un emprunt de 300 000 francs est fait pour réaliser ces travaux. Le projet est cependant modifié peu après sa conception : dès 1862, le projet de construction du tribunal au fond de la place impose l'agrandissement de l'espace libre vers le nord, créant une dissymétrie de part et d'autre de la halle. D'autre part, la place initialement carrée est prolongée sur l'est de la rue Thiers sur les fossés des remparts détruits. A l'exception de la halle, il faut attendre un vingtaine d'années pour que la place se construise d'immeubles, essentiellement à proximité de la rue Thiers, et de maisons sur les côtés nord et sud de la place.La halle a été détruite en 1955 pour faire place à la nouvelle poste. L'immeuble qui abritait cette dernière, construit à la fin du 19e siècle et loué par Mme Delory en 1912 à la poste, a été détruit pour faire place à un immeuble moderne dans les années 1970. C'est également vers cette époque qu'a été construit le jardin jouxtant l'école Sévigné, entre les n° 1 et 3 et dépendant initialement du n°1. Quelques hangars commerciaux ont également disparu : ainsi au fond de la place l'entrepôt Le Douarin des années 1900, et dont l'extension est construite sur des plans de Joseph Caubert en 1926, est aujourd'hui remplacé par un service de la Préfecture.
Auteur(s) du descriptif : Herbaut Claudie ; Toscer Catherine ; Lainé Claire
Par : L'inventaire du patrimoine