Ensemble de deux maisons, 5, 7 rue Saint-Patern/pl
Ensemble de 2 logis à mur gouttereau sur rue en pan de bois régulier, construite sur une vaste parcelle avec une cour postérieure et dépendances en appentis. De plan rectangulaire, elles sont construites sur un soubassement en pierre avec murs latéraux sans encorbellement. Les façades sont droites sans décor recoupées par deux sablières entre lesquelles on aperçoit les têtes de poutres (il s'agit de poutres rapprochées et non de solives). Doublée en profondeur d'un appentis en façade postérieure, elles montrent un étage carré et un étage de comble accessibles par une tour d'escalier à vis demi-hors-oeuvre.Ensemble de deux logis anciens du faubourg Saint-Patern dont un est dit maison de Sainte Catherine (n°5) située à proximité de la chapelle Sainte-Catherine démolie à la fin du 18e siècle et dont un pan de muraille en appareil régulier, mur ouest, est le seul vestige. Ces deux logis sont construits en 1604, d'après le chronogramme porté sur le mur séparant les deux maisons (n°5 et 7) pour Pierre Le Gal et Julienne Josse ; elles ont été remaniées dans le courant du 18e siècle. Ainsi que d'autres maisons de la rue comme les n°7, 9, 11, elles appartiennent en 1680 dans les archives de la réformation, qui attribuent à Pierre Le Gal et Julienne Josse la construction du logis Sainte-Catherine, à René de Kermeno chevalier seigneur marquis du Garo, Loyon, Kerguehennec et Boismourault. Les façades sur rue montrent des traces de remaniement pour créer un étage en surcroît en réduisant la hauteur de l'étage carré initial très important mais que le manque de place par la suite faisait trouver exagéré. Les têtes de poutre qui reposent sur de petites pièces horizontales entre deux poteaux et qui sont soutenues par des poteaux supplémentaires visibles en façade sont issues de cette opération. Le pan de bois montre les traces des ouvertures anciennes. Les lucarnes de l'étage en surcroît du n°5 ont été remplacées dans les années 1950.L'escalier en vis mitoyen situé à l'origine dans une tour hors-oeuvre s'est retrouvé en demi-hors-oeuvre par la suite, en raison des agrandissements postérieurs.Les rez-de-chaussée ont été complètement modifié au 20e siècle. Les façades postérieures ont fait l'objet d'un agrandissement sous appentis.
Auteur(s) du descriptif : Lainé Claire ; Toscer Catherine ; Danielo Julien
Par : L'inventaire du patrimoine