Écart de kermain
Ecart éclaté le long de deux routes, aujourd'hui constitué de deux fermes anciennes, l'espace entre les deux ayant été rempli de maisons récentes.L'écart s'est constitué autour de la métairie noble de la seigneurie de Kerbourbon, mentionnée dans les aveux des régaires de Vannes en 1601 et 1627, appartenant à la famille Chédanne. On la trouve mentionnée sous le nom de manoir au milieu du 17e siècle, où il appartient à la famille Bigarré. Déclassé en métairie, il passe au début du 18e siècle à la famille Hervouët, qui vend en 1736 'la métairie noble de Kermain' à Joseph-Ange Guillo du Bodan. Elle était encore intacte en 1844, consistant en un grand bâtiment allongé, cour close au sud-ouest, terrasse au nord-est et escalier menant aux jardins réguliers. Il n'en subsiste aujourd'hui que le mur d'enclos des jardins.Plusieurs fermes entouraient le manoir sur le plan de 1844 : celle au sud (E3 parcelles 467, 468) a disparu. Celle à l'est (E3 parcelle 465, aujourd'hui CE58), jouxtant l'enclos du jardin, subsiste : remontant au 17e siècle, elle a été transformée en logis en 1809, date portée. La troisième ferme (E3 parcelle 477, aujourd'hui CE140), sur la route de Rosvellec a été reconstruite à la fin du 19e siècle ou au début du 20e siècle, puis en partie remaniée au 20e siècle.
Auteur(s) du descriptif : Herbaut Claudie ; Toscer Catherine
Par : L'inventaire du patrimoine