Hôpital Saint-Yves des soeurs de Saint-Vincent de
En 1844, l'hôpital édifié sur une parcelle d'angle, se présente sous la forme d'un bâtiment construit sur la rue de la Confiance formé de deux corps encadrant le chapelle, d'un troisième sur la rue Jean Martin, ces bâtiments étant reliés par un corps transversal.Hôpital fondé en 1698 par Marie Bérolles (veuve de Jean Bello, avocat au parlement) qui obtient de la Communauté de ville un terrain au sud de la Garenne, voisin du lieu destiné jadis à servir de cimetière aux pestiférés et non loin de sa propriété du Verger. Elle construit la chapelle placée sous le vocable Saint-Yves et le bâtiment des pauvres qui joignait la chapelle. En 1700, la fondatrice cède à la communauté de ville ce bâtiment plus deux maisons voisines avec cour, jardin et prairie ; elle rajoute des terres en 1706 et 1719. En 1705, Mgr d'Argouges confie l'hôpital aux filles de la Charité de Saint-Vincent de Paul qui quittent leur maison rue Poulho. La chapelle est bénie en 1706.L'hôpital acquiert en 1708 une autre maison avec cour et jardin qui touchait la chapelle auprès de Melle de la Chaussonnière. En 1719, construction d'un dortoir pour les soeurs et percement d'un puits à la porte de la cuisine. En 1735, construction, à l'ouest de la chapelle d'une nouvelle salle pour les hommes commandité par Mgr Fagon et d'une sacristie. Un hangar est élevé en 1744. Reconstruction du bâtiment des femmes en 1748 commandité par Mgr Bertin. La communauté de ville accorde un terrain derrière la salle des hommes pour une arrière-chambre, un terrain près de la salle des femmes pour installer un cimetière et la permission d'englober la fontaine voisine dans l'enclos. Les biens sont saisis à la Révolution et attribués à la commission des Hospices de Vannes. En 1803, l'établissement est remis à la disposition des soeurs et en 1853, l'hôpital devient la propriété de la communauté des soeurs de la Charité de Saint-Vincent de Paul. En 1868, l'établissement prend le nom de maison de la Providence, suite au transfert de cette oeuvre antérieurement rue du Nord : en 1874, les religieuses y bâtissent une vaste maison et détruisent l'ancien qui masquait la nouvelle construction (Lallemand). La chapelle est cependant conservée. Les bâtiments sont détruits en 1966 pour être remplacés par une résidence de plusieurs immeubles édifiée sur les plans de l'architecte Yves Guillou.
Auteur(s) du descriptif : Herbaut Claudie ; Toscer Catherine
Par : L'inventaire du patrimoine