Moulin à foulon, puis moulin à blé de Saint-Hélier
Site enserré dans un enclos en schiste couvert de tuiles mécaniques. Le moulin est composé de trois corps de bâtiment alignés, dont celui du milieu, destiné à accueillir la roue hydraulique, surplombe la rivière. Ce bâtiment d'eau se compose de structures porteuses métalliques apparentes avec briques en remplissage. L'ensemble s'élève sur trois étages carrés et un étage de comble. D'une composition symétrique avec fenêtres en plein cintre, les bâtiments des extrémités présentent, au centre, un léger avant-corps surmonté chacun d'un fronton triangulaire. Les entrepôts, en rez-de-chaussée, sont construits en essentage de tôle. Le logis patronal, entièrement enduit, est à deux étages carrés et un étage de comble couvert d'un toit en pavillon en ardoises à terrasse faîtière.Deux anciens moulins à blé et à foulon mentionnés dès 1032 et dépendant alors de l'abbaye de Saint-Georges jusqu'à la Révolution, précèdent le moulin de Saint-Hélier. Le régime hydraulique de l'usine est réglementé par une ordonnance royale du 7 août 1844. En 1874, le bâtiment rive gauche est un moulin à blé, tandis que celui de la rive droite est un moulin à seigle. Ils sont successivement démolis puis reconstruits. Le moulin actuel, rive gauche, date de 1896. A la fin du XIXe siècle, son propriétaire, M. Bilard, profite du tournant technologique pour agrandir son usine et se faire construire un logement en 1898. En 1902, construction du second moulin sur la rive droite. C'est vers 1904, avec l'édification d'un bâtiment central, que le moulin ne forme plus qu'un seul corps sous sa forme actuelle. En 1933, suite à un incendie, suppression du dernier étage du bâtiment d'eau pour le mettre au même niveau que les deux bâtiments extrêmes. Les Grands Moulins de Rennes, minoterie appartenant à la famille Logeais depuis 1922, sont toujours en activité.Un plan de 1844 indique que les moulins, situés de part et d'autre de la rivière, sont actionnés chacun par une roue hydraulique. La roue hydraulique Sagebien qui actionnait un des moulins a été détruite. En 1898, la minoterie fonctionne avec dix cylindres et trois paires de meules. Machine à vapeur attestée en 1889 sur un plan et en 1900 sur un en-tête de papier commercial. Elle a cessé de fonctionner en 1929 pour laisser la place à un moteur diesel. La même année la cheminée d'usine a été détruite. Electrification de la minoterie en 1941. Une des deux roues hydrauliques est toujours en place.En 1924, comme en 1998, les Grands Moulins emploient seize personnes.
Auteur(s) du descriptif : Gasnier Marina
Par : L'inventaire du patrimoine