Nos documents sur le vélo

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La misère de Bernard Hinault vue d'Yffiniac
Alors que Bernard Hinault est largement distancé par Laurent Fignon dans le Tour de France, ses supporters d'Yffiniac restent quand même fidèles. Ils n'oublient pas la renommée qu'il a apporté à la commune.

Par : INA

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Projet de création d'un cimetière pour l'hospice e
Pojet de création d'un cimetière pour l'hospice et la section des Villages. Extrait du plan cadastral. Section D

Par : Archives municipales de Sa

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Rue Paul Féval
Plan d'alignement de la rue Paul Féval

Par : Archives municipales de Sa

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Visite du président Lebrun
Cortège avec escorte du président de la République Lebrun, de la gare S.N.C.F. à l'hôtel de ville, gendarme à bicyclette,

Par : Archives municipales de Sa

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Lycée Bréquigny, 7 allée de Bréquigny (Rennes)
Description et évolution du bâtiLe lycée est composé de 14 bâtiments avec le poste de transformation électrique et le garage à vélo, auxquels il convient d’ajouter, pour retrouver le programme d’origine, les bâtiments de l'ancien collège Jean Moulin (transféré à Saint-Jacques-de-la-Lande), qui accueillent aujourd’hui un établissement régional d’enseignement adapté.A l’entrée, située à l’ouest de l’ensemble, la façade du lycée est composée de l’entrée proprement dite (accueil et externat), avec, à sa gauche, l’administration surmontée de trois étages de logements de fonction et, à sa droite, une salle polyvalente. Elle cache une immense barre de 200m, la plus longue de Bretagne, abritant les salles de classes. Le programme d’origine comportait trois internats. Deux d’entre eux, les bâtiments D et E, abritent désormais des classes et un CDI. Le bâtiment L, complète le programme en termes d’externats.Le lycée est encore composé d’un gymnase, d’une barre recevant les ateliers et l’infirmerie (bâtiment T) et du restaurant scolaire.L’externat technologique et les ateliers ont été construits selon les plans de l’architecte Pascal Debard (PC, 2004).La restructuration thermique des bâtiments A, B et C va débuter. Elle a été confiée au cabinet Anthracite Architecte 2.0, une agence qui a reçu le prix architecture Bretagne pour le même type d’opération au lycée Colbert de Lorient.Un nouveau bâtiment va être construit, au nord de la plus grande barre, pour abriter le nouveau service de restauration. Sa réalisation a été confiée au groupe Legendre qui s’est attaché les services de la même agence Anthracite Architecte 2.0 pour les plans du projet. L'actuel restaurant scolaire va être conservé et affecté à de nouveaux usages.intérêt architecturalCe bâtiment est d’ailleurs, entre le lycée et le parc, un édifice remarquable. Louis Arretche a créé, au sein d’un lycée composé de grandes barres R+3, un événement architectural. L’étage, posé sur pilotis, abrite, au centre, les cuisines éclairées par un astucieux jeux de baies en surélévation et, sur trois des quatre côtés, les salles de restaurant. Assis à table, élèves et personnels sont plongés dans le parc et protégés par un imposant pare soleil qui, avec les pilotis, permet de rompre avec les formes cubiques strictes des autres bâtiments.Comme ses confrères confrontés à la rigidité des règles édictées par le ministère, à la rigueur du programme, Louis Arrête a construit des barres de trois étages sur rez-de-chaussée, avec des couloirs de circulation latéraux. Il reproduit évidemment la trame de 1,75m dont il rompt la monotonie par des décrochés de fenêtre. L’utilisation en façade de panneaux préfabriqués, en béton et gravier lavé, fait place, de part et d’autre de l’entrée et sur certains pignons, à des pierres de parement en granite.Il alterne les orientations et les longueurs et tutoie le gigantisme, avec une barre de 200 m de long, un garage à vélos de 100 m... Il joue avec la topographie : l'ancien internat du collège, une barre r+3 comme les autres, paraît plus haute, car plus courte et positionnée au point le plus élevé de l'ensemble.Les trois internats d'origine ne comportent pas les préaux, ouverts ou fermés, qui forment souvent les rez-de-chaussées des établissements contemporains. Louis Arretche les remplace par de grands espaces vitrées en encorbellement, qui donnent du volume aux façades. Ces derniers sont surmontée de toits terrasses. L’écoulement des eaux pluviales qu’ils reçoivent est assuré par d’étonnantes gargouilles.Louis Arretche casse encore la répétition en diversifiant remarquablement le traitement des entrées, des galeries de circulation et des quelques escaliers extérieurs. Il y apporte beaucoup de soin. Ici, les escaliers extérieurs sont vitrés. Là, ils sont ouverts. Ici, il ouvre le couloir latéral, en rez-de-chaussée. Là, pour désengorger les couloirs de la longue barre de 200, est construit, quelques années plus tard, "le métro", une galerie de circulation, fermée sur les deux tiers...Œuvres du 1% artistiqueLe lycée Bréquigny a bénéficié de trois décorations au titre du 1% artistique. Le portail de l'entrée principale est l’œuvre du ferronnier d'art Raymond Subes (commande 1968) et est dans un bon état de conservation. Francis Pellerin a réalisé "le Signal", sculpture métallique visible de l'entrée, au nord du bâtiment administratif (commande 1968). Edmond Heuzé est l'auteur de la peinture murale monumentale qui orne la totalité du mur intérieur nord de la salle polyvalente (commande 1962, datée 1963) et représente une scène de plage. Ces deux dernières œuvres sont dans un état de conservation méritant attention.Collections pédagogiquesLes collections de sciences physique comportent peu d'objets anciens. Les instruments ne sont pas conservés lorsqu'il sne sont plus aux normes. Celles de sciences naturelles sont plus développées, bien qu'une partie soit allée enrichir les collection du lycée Chateaubriand lors du regroupement des classes préparatoires rennaises dans cet établissement.Thierry Goyet, opération d'Inventaire du patrimoine des lycées, 2018Contexte urbain et paysagerAux lendemains de la Seconde Guerre mondiale, la situation du logement à Rennes (forte présence de logements insalubres, surpeuplés, existence de camps provisoires de baraques…) conduit les municipalités à envisager, entre autres, l’urbanisation de la commune au sud. Le château de Bréquigny est acquis par la ville en 1951 ainsi que plus de 26 ha de terrain. Le plan d’urbanisme de Rennes prévoit d’y installer un vaste complexe sportif. S’ensuit l’achat par la nouvelle municipalité Henri Fréville, en 1955, de nouveaux terrain pour y implanter « un lycée de Jeunes filles et un collège technique et moderne ».Le projet urbain prévoit l’implantation d’autres équipements publics. La plupart seront construits après le lycée tout comme les programmes de logements de la ZUP sud. Le lycée s’implante donc dans un cadre encore largement naturel et bocager, à proximité de la rue de Nantes, rue de Faubourg, déjà urbanisée.Il est aujourd’hui dans un tissu urbain bien équipé (y-compris une piscine avec un bassin olympique). Face à l’entrée se situe la place Albert Bayet, bordée de commerces et d’immeuble dont les façades reprennent les mêmes que ceux du lycée (panneaux préfabriqués de béton et gravier lavé). A l’est, le square de Terre-Neuve, est bordé d’immeubles d’un autre architecte qui a marqué Rennes : Georges Maillols.La ZUP sud, désormais appelée Le Blosne, est composée de différents quartiers. Celui de Bréquigny est moins dominé par les barres et les tours que la Zup dans son ensemble. Il se distingue surtout par la présence d’espaces verts dont le parc de Bréquigny, de 20ha, dans lequel est implanté le lycée. Certains arbres du parc sont classés en tant qu’arbres remarquables. Un chêne, date, selon la tradition orale, d’Henri IV.Intérêt historiqueLe château de Bréquigny, construit vers 1660-1670, pour Charles Le Meneust, premier président au parlement de Bretagne, a été démoli lors de la construction du lycée. Un puits en est le seul vestige encore visible.La construction du lycée, est étroitement liée au développement économique et urbain de Rennes.Son architecte est une personnalité marquante de l’urbanisme rennais et malouin, auteur de la plupart des édifices universitaire rennais, de cinq lycées en Bretagne et d’équipements importants tels que l’usine marémotrice de la Rance, le siège de la direction régionale des télécommunications (appelé aujourd'hui "le Mabilais") ou la salle omnisports de Rennes (appelée aujourd'hui "le Liberté).Lorsque le lycée ouvre, en 1960, c’est une annexe du lycée de jeunes filles de Rennes. En 1962, il devient mixte. En 1964, il acquiert son indépendance administrative. La cité scolaire est alors composée d’un lycée polyvalent et d’un collège technique. Le lycée accueille, en 2017-2018, près de 3200 élèves dont environ 300 internes. Il dispense un panel très larges de formations, allant des filières générales, technologiques et professionnelles, aux sections sportives, européenne (anglais) et artistiques (cinéma et audiovisuel, art et danse, musique, théâtre et art dramatique).Thierry Goyet, opération d'Inventaire du patrimoine des lycées, 2018
Auteur(s) du descriptif : Barbedor Isabelle ; Goyet Thierry

Par : L'inventaire du patrimoine

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femme tenant un vélo ; bicyclette

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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Les débuts de Bernard Hinault
Après quatre années de compétition, Bernard Hinault a obtenu des résultats prometteurs, en remportant notamment deux titres de champion de France. Il est interviewé sur ses débuts de carrière.

Par : INA

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Plan vélo de la Bretagne

Par : Gallica

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Société vélocipédique de Quimper dite du "vélo-spo
Statuts de la Société vélocipédique de Quimper dite du "vélo-sport"

Par : Médiathèques de Quimper Br

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En vélo autour de Quimper / J.-M. Abgrall, Corresp
Six excursions réalisées à vélo à Quimper et ses environs par le chanoine Abgrall

Par : Médiathèques de Quimper Br

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En vélo autour de Quimper / J.-M. Abgrall,...

Par : Gallica

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3 femmes en costume breton, homme en costume de m

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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Patronage en vélo avec prêtre

Par : Diocèse de Quimper et Léon

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Son ar bicyclette

Par : Dastum

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Ar bicyclette kentañ

Par : Dastum

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Promeneurs
Sujet représenté : scène (cabane ; banc ; bicyclette ; short ; garçonnet ; ombrelle ; robe ; femme ; canotier ; homme ; allée ; porche ; entrée ; beffroi ; tour ; horloge ; clocher ; église ; arbre) - N° d'inventaire : DOC 992.13.991 ; R992.13.991

Par : Musée d'Art et d'Histoire

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Le Tour de France à la voile
Le navigateur Michel Desjoyaux participe actuellement au Tour de France à la voile, avec l'équipage de Jean-Pierre Dick, sur Virbac-Saint Raphaël-Générali./

Par : INA

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Redadeg Velo deiz ar Pardon (pennad tennet eus lev

Par : Dastum

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Cortège officiel
Sujet représenté : scène (rue ; fusil ; soldat ; chapeau melon ; costume ; chapeau ; fillette ; parapluie ; manteau ; femme ; foule ; casque ; épée ; cavalier ; cheval ; bicyclette ; casquette ; uniforme ; cape ; moustache ; chapeau haut-de-forme ; homme ; calèche ; cortège ; maison) - N° d'inventaire : DOC 992.13.590 ; R992.13.590

Par : Musée d'Art et d'Histoire

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Danses - musiciens - évocation des frères Guilloré
Interprète : Julien Viaud est né en 1910.
Détail : évocation des frères Guilloré : Guilloré Jean-Louis, accordéoniste, réparait les horloges. Il avait aussi fabriqué un vélo ...
Guilloré Pierre-Marie, sur nommé "Quenaille".

Par : Dastum

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La Festi'Rando de Plounérin
Le 29 mai dernier, le rendez vous Festi'Rando des marcheurs de tous niveaux a fêté sa vingtième année à Plounérin. Cet événement co-organisé par l'office de tourisme de Lannion Trégor Communauté (LTC) et les associations locales de randonnées fut l'occasion de découvrir la nouvelle réserve naturelle régionale des landes, prairies et étangs de Plounérin. Nouveaux sentiers de randonnée, circuits à vélo électrique, expositions photos et peinture en pleine nature ont donné un intérêt particulier à cette journée qui a attiré de nombreux visiteurs amoureux du patrimoine local d'une grande richesse écologique. TV-Trégor vous en propose un petit aperçu imagé...

Par : TV Trégor

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Fêtes de la jeunesse à Lannion
(NB) Carnaval. Fête foraine. Passage du tour de France 1954 à Lannion. Partie de pêche à pied sur une île près de Lannion. 7 juin 1953, fête de la jeunesse : Défilé d'enfants, filles aux cerceaux, gymnastique collective mixte. Grande kermesse paroissiale. (Coul) Danses (avec des foulards colorés) de jeunes filles vêtues de blanc.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Toups Bebey Pact aux Rencontres Trans Musicales de
Toups Bebey, fils du fameux chanteur et poète camerounais Francis Bebey, a une sacrée bougeotte. Saxophoniste, percussionniste, il ne cesse de surprendre sur tous les terrains. Percussions africaines et antillaises, élan jazz, ou bien encore techno mécanique, fanfare débridée, tous les moyens sont bons pour nouer avec cette "great black music" si bien illustrée par ses aînés de l'Art Ensemble Of Chicago. Avec son quintette Paris Africans, il a publié voici quatre ans African Bicyclette, où l'on retrouvait l'influence de Steve Coleman. Avec PACT - comprendre Paris Africans Cosmic Tone -, Toups s'est aventuré avec aplomb sur le territoire des BPM de plomb. Pour frapper fort, secouer les esprits et les corps, rendre hommage à l'Afrique et aux Caraïbes, faire revivre biguine et makossa avec un entrain communicatif et un nouveau souffle. Un pied dans le passé, un autre dans le futur, Toups Bebey incarne parfaitement la relève de la scène parisienne des musiques afro-antillaises.

Par : Association Trans Musicale

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Courses hippiques
Deux petites filles, l’une essaie des lunettes de soleil à l’autre, dans un jardin, apprentissage de la bicyclette avec des roulettes, groupe de chasseurs devant un café, chien, fusil, table dressée, un homme se déshabille ; aux courses, on boit le champagne, petite fille dans une salle de bains près de la baignoire, course hippiques, conversation avec des jockeys, val, chèvre ; scène très courte en couleurs, courses automobiles, la foule se presse autour de conducteurs de bolides automobiles, La Baule ? ; repas de famille (très sombre), chasseurs, repas deuxième homme se déshabillant (tâche de vin sur la fesse droite) ; courses hippiques à l’hippodrome de Dinard ?, homme avec des jumelles, 5 enfants sur la terrasse, dans un jardin, passage d'une course cycliste ; Dinard, plage, cabine de bains en tissu, esplanade et casino, portrait, concours d’élégance de maillot de bain à Dinard, à la terrasse d’un café ; repas, homme se déshabillant ; scène en couleurs avec des chasseurs sortant d’un café, perdrix, une femme en grand deuil, café Richelin. .

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Hôtel de voyageurs, dit Grand-Hôtel Bellevue, puis
Éléments de décor : toiture débordante, demi-croupe.Comme le montrent des photographies datant des années 1895-1896, réalisées par Ambroise Poirier, l'hôtel Bellevue est le premier établissement hôtelier construit sur la plage de Saint-Cast, dans le secteur des Mielles. L'édifice, mentionné dans le guide de 1896, est alors composé d'une villa et d'un corps de logis à étage de comble à 4 travées. Une terrasse, côté mer, est protégée par un mur bahut, avant la construction d'une digue. Différentes cartes postales anciennes permettent de reconstituer les étapes de construction de l'hôtel qui devient le Grand-Hôtel de Bellevue, puis le Royal-Bellevue. Une extension en rez-de-chaussée surélevé à 2 étages carrés et étage de comble est d'abord construite, en extension, au sud, bordée par une loggia. Peut-être s'agit-il de l'agrandissement signalé dans le guide de 1912. Les deux corps d'origine sont ensuite agrandis et surélevés pour former un édifice symétrique à deux pavillons. Enfin, une extension est réalisée à l'arrière, longeant la rue (actuel boulevard Surcouf) et une salle à manger est construite, à l'emplacement de la terrasse, dans les années vingt (analyse stylistique). Une publicité de 1902 signale la présence d'une terrasse de 90 m sur la plage, d'une chambre noire, d'une remise à automobiles et à bicyclettes, ainsi que voitures et bateaux pour les excursions proposées aux touristes. Une annonce publié dans u guide des années vingt indique que l'établissement dispose alors de 125 chambres et de 40 salles de bain.
Auteur(s) du descriptif : Barbedor Isabelle ; Catinault Julie

Par : L'inventaire du patrimoine

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Station balnéaire de Morgat (Crozon)
La station balnéaire de Morgat rassemble des villas et hôtels de diverses époques, avec de belles villas construites au tournant des 19e-20e siècles et des constructions plus modernes, notamment des années 1930 et des années 1960, inégalement distribuées entre les trois secteurs du lotissement. Son originalité réside dans le fait qu´il ne comporte aucun grand immeuble, à l´exception de l´ancien Grand Hôtel de la Mer à l´allure palatiale et du village-vacances Pierre et Vacances voisin. Les parcs et jardins des villas ont peu à peu transformé l´ensemble en un espace renfermant d´intéressantes essences arbustives, si bien que le paysage du front de mer est caractérisé par des villas disposées dans un ensemble de verdure, ce qui est rare dans les stations balnéaires françaises. Les toits des maisons sont généralement en ardoise.Le secteur ouest du lotissement, que l´on peut qualifier de quartier balnéaire de Morgat (voir document 1) puisque situé au-dessus de la plage de Morgat, est constitué de belles villas. La rue Armand Peugeot, essentiellement constituée de villas datant de l´époque de la création de la station, est restée homogène. Elle débouche sur le boulevard de la plage, au niveau de la villa Ker Maria, probablement la plus belle villa de la station. Le secteur est du lotissement, appelé le quartier balnéaire du Portzic, situé au-dessus de la plage du Portzic, est composé de villas plus modestes. Si certaines d´entre elles datent du tournant 19e-20e siècles, telles les villas Les Grottes (anciennement Le Clair-Logis) et La Roseraie, la majorité des autres constructions date de l´après-guerre et correspond à des pavillons sans lien avec l´esprit architectural de la station. Au coeur du lotissement, le quartier balnéaire des hôtels, aujourd´hui rattrapé de toutes parts par l´urbanisation de Crozon, a été davantage transformé et continue à l´être.Louis Richard, représentant de commerce, aurait au début des années 1880 découvert le site de Morgat. L´endroit est fréquenté depuis plusieurs années pour la visite de ses grottes, la possibilité de chasser les oiseaux de mer et de se baigner. Louis Richard décide de convaincre des investisseurs de l´aider à créer une station balnéaire. Il en parle à Armand Peugeot, dont il serait le cousin, et qui à l´époque est un industriel franc-comtois travaillant dans la métallurgie de transformation, notamment les ressorts pour corset (la construction de bicyclettes ne commencera que vers 1885). Armand Peugeot démarche des propriétaires locaux au cours de l´été 1883 qui, comprenant le bien fondé de l´entreprise, décident de lui vendre leurs parcelles sises dans la zone du futur lotissement. Une société de lotissement, la Société Richard et Compagnie, est fondée en décembre 1883, rassemblant plusieurs membres de la famille et de la belle-famille d´Armand Peugeot. A partir de janvier 1884, la société commence à acheter des parcelles le long de la plage de Morgat, au sud du hameau rural de Kerigou. Elle réorganise complètement l´espace agricole du lieu, transformant les anciennes parcelles longues et étroites (nommées, pour cette raison, sillons) en parcelles capables de recevoir les villas balnéaires projetées et leur parc. Elle intervient également dans le secteur du Fret, en y construisant un hôtel destiné à recevoir les touristes en transit entre Brest et Crozon par le bateau à vapeur.La Société Richard et Compagnie et son instigateur Armand Peugeot ont eu une réflexion originale et pionnière pour l´époque concernant l´organisation géographique de leur station balnéaire, qui est fondée non sur une centralité rayonnante de type de celle de Cabourg par exemple, non sur un quadrillage du type de La Baule par exemple, mais sur le fractionnement de l´espace sur la base des fonctions dévolues à ces espaces : zone d´accès et d´accueil, zone résidentielle de la famille fondatrice et de ses amis, zone de spéculation. Ainsi la société Richard et Compagnie fractionne son lotissement en trois parties : le quartier balnéaire des hôtels (zone d´accès et d´accueil) qui se trouve à l´entrée du lotissement, le quartier balnéaire de Morgat (zone résidentielle de la famille Peugeot et de ses amis) qui est situé à l´Ouest, en direction du village de Morgat, et le quartier balnéaire du Portzic (zone de spéculation) qui est situé à l´Est, au-dessus de la plage du même nom, à proximité du hameau rural de Lesquiffinec. Il s´agit bien pour cette société d´organiser l´espace et de contrôler la destinée de la station balnéaire qu´elle est en train de créer.Armand Peugeot choisit également les architectes de la station : ce seront les Brestois Abel et Gaston Chabal (père et fils), comme lui, de religion protestante. L´objectif des créateurs de la station est de lui donner une belle homogénéité, au niveau du style des constructions et de l´aménagement des rues, les réalisations devant se conformer à des règles plus ou moins explicitées. Quand, en 1893, la société Richard et Compagnie dont la durée courait sur dix ans arrive à son terme, les lotisseurs forment une nouvelle association qui relance le processus de vente. En effet, le lotissement balnéaire connaît des débuts difficiles et le fait de réserver les meilleures parcelles aux amis de la famille Peugeot complique les initiatives de la société. La société Richard et Compagnie a choisi de ne laisser à la spéculation que le quartier balnéaire du Portzic. Par ailleurs, le quartier balnéaire des hôtels, qui réclame également des efforts financiers importants, ne parvient plus à satisfaire l´affluence croissante des touristes.En 1904, une nouvelle société est constituée, la Société civile de la plage de Morgat, transformée en 1913 en Société anonyme de la Plage de Morgat (dissoute en 1992). Chaque nouvelle constitution, reprenant généralement les mêmes investisseurs, tâche de relancer les ventes. A la suite du décès d´Armand Peugeot en 1915, son gendre et sa fille prennent la direction de la société. Le quartier balnéaire de Morgat s´ouvre alors aux acheteurs brestois, qui y investissent assez massivement à partir des années 1930. Le quartier du Portzic commence également à s´urbaniser, bien que la majorité des villas de ce secteur n'ait été édifiée que dans les années 1960 et 1970. Aujourd´hui, il n´existe plus d´espace libre entre le bourg de Crozon et la station balnéaire, originellement distants de plus de deux kilomètres.La station balnéaire de Morgat a été fortement densifiée dans les années 1930 puis dans les années 1960. Pourtant, les villas construites au tournant des 19e-20e siècles continuent à donner l´atmosphère générale de la station et contrairement à la plupart des autres stations balnéaires du littoral français. En ce sens, telle qu´elle se présente aujourd´hui, la station balnéaire de Morgat, notamment le quartier balnéaire de Morgat, a une réelle valeur patrimoniale.
Auteur(s) du descriptif : Vincent Johan

Par : L'inventaire du patrimoine

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