Ferme, Kerveno le Val (Landévant)
La ferme est composée de deux corps de hauteur différente en alignement où on identifie le schéma morbihannais classique logis-étable avec chambre en alignement, celle-ci probablement sans feu à l'origine (la cheminée actuelle date de 1930). La partie est regroupe sous le même toit la salle commune et l'étable aujourd'hui séparées par une cloison de bois. La salle, à l'est, est chauffée par une cheminée adossée au pignon le séparant de la chambre. Cette cheminée est composite, les piédroits chanfreinés pouvant être plus anciens et donc appartenir à un édifice antérieur, tandis que les consoles en quart-de-rond correspondent au milieu du 17e siècle. Près de la cheminée est encastré dans le mur sud, un placard mural avec évier dont l'évacuation se voit à l'extérieur. La partie est, la chambre, est distribuée par une porte en anse de panier avec une tête humaine sculptée de la bouche de laquelle s'échappe deux grappes de raisin ; cette porte est protégée par un larmier sculpté de différents motifs : floraux, décoratifs, ailés. Au-dessus de la chambre, un simple grenier est doté d'une fenêtre à croisée dont la position à cet endroit est inexpliquée sauf en tant que décor ; une seconde fenêtre située dans le mur de refend éclaire les deux parties du grenier.Le logis de la ferme est probablement construit ou reconstruit au milieu du 17e siècle : l'ancienne dépendance en alignement reconstruite à la fin du 20e siècle porte la date de 1642 accompagnée du nom Cougoulat, famille encore aujourd'hui présente sur le site. Le logis remploie cependant des ouvertures du 16e siècle qui peuvent être soit des remplois in situ, soit plus vraisemblablement des éléments de décor provenant peut-être du grand logis du manoir du Val tout proche, déclaré en ruines à la Révolution mais dont on ne connaît pas la date de désaffection. Le larmier surplombant la porte porte peut-être une date incomplète (14). Les fenêtres du rez-de-chaussée ont été refaites en ciment au milieu du 20e siècle.En 2011, la ferme a été détruite après inventaire.Le puits porte la date de 1841, accompagné de l'inscription : "faite par Jean Giquello".
Auteur(s) du descriptif : Toscer Catherine
Par : L'inventaire du patrimoine