Église paroissiale Saint-Pierre
Gros-oeuvre en moellon enduit, à l'exception de la partie ouest (tour, clocher), du soubassement et des frontons des baies éclairant les bas-côtés, en pierre de taille de granite. Soubassement en granite provenant de Huelgoat. Plan régulier en croix latine. Nef obscure à cinq travées flanquée de bas côtés éclairés par des fenêtres passantes en lucarne. Arcades en arc brisé reposant sur les tailloirs de piles carrées ou rectangulaires chanfreinées. Chevet plat. Massif occidental dans oeuvre cantonné de contreforts. Tour massé de plan carrée enfermant la chambre des cloches surmontée d'une plate-forme entourée de balustres et d'amortissements d'angle. Flèche hexagonale peu ajourée et de plan réduit liée aux amortissements par des arcades. Tourelle d´escalier nord-ouest circulaire coiffée d'un dôme et donnant à l´origine sur l´extérieur. Porche sud et sacristie sud hors-oeuvre. Lambris de couvrement peint : étoiles sur fond bleu. Sol couvert de grandes dalles de granite, à l´exception du choeur, couvert de carreaux en terre cuite vernissée rouge et blanc (décor : hermines, croix). Murs intérieurs couverts d´un enduit au ciment avec infiltrations ou remontées d´humidité. Choeur couvert d´un enduit en ciment partiellement peint en trompe l´oeil drapés (croix, fleurs de lys).La paroisse de Scrignac existe en 1318. D´une église vraisemblablement bâtie à la fin du 15e siècle subsistent le massif occidental flanqué de contreforts, une tourelle d´escalier et le clocher. Elle figure sur le cadastre de 1836, avec porche sud, petit ossuaire d´attache (?), choeur à pans coupés et sacristie. S´ouvrant sur le cimetière au sud, elle jouxte l´ancien presbytère au nord. A l'exception du massif occidental, elle est entièrement reconstruite en 1866 (date portée sur le porche) d´après le projet de l´architecte Jules Boyer, de Morlaix. Des réparations importantes ont lieu en 1926. L´édifice, touché par des bombardements lors de la guerre 1939-1945, a été rénové entre 1946 (toiture, vitraux du choeur) et 1956 (vitraux du transept sud). Les enduits extérieurs ont fait l´objet d´un nettoyage en 2007. Un certain nombre d´objets mobiliers de qualité (statues, vestiges de retables et d´un calvaire) proviennent de l´ancienne église ou d´autres chapelles ruinées de la commune.
Auteur(s) du descriptif : Douard Christel ; Fauchille Gwénaël
Par : L'inventaire du patrimoine