Patrimoine de Plouaret

vignette
picto
Don de Martha Lindner
Plouaret, église du 16e siècle

Par : Archives municipales de Sa

vignette
picto
Croix de cimetière
Croix réalisée vers 1900 en granite de Plouaret par le sculpteur Yves Hernot, de Lannion et replacée dans le cimetière actuel vers 1920, date du début de la translation des tombes provenant de l'ancien cimetière situé autour de l'église. Croix remontée en 1956 sur un emmarchement moderne.
Auteur(s) du descriptif : Douard Christel

Par : L'inventaire du patrimoine

vignette
picto
Saint Jo
Présentation des activités de l'école Saint-Joseph de Loguivy Plougras. 1/ (N&B) Un historique de l'école pensionnat suivi de la présentation des directeurs, professeurs, recteurs, abbés ou instituteurs, du jardinier, de la cuisinière et de la lavandière. 2/ (N&B) La femme de ménage et la cuisinière au travail : couture, dans la basse cour, la préparation du repas pour les enfants. Les enfants entrent dans le réfectoire, puis en récréation ils jouent ou dansent. Lors de vacances scolaires, des travaux d'aménagement dans la cour de l'école : terrassement, peinture avec les professeurs, réfection de meubles. 3/ (N&B) « Promenade en forêt de Beffou le 26 avril 1964 », un enfant sonne la cloche avant la sortie des élèves. Des enfants chargent un chariot de nourriture et de matériel, d'autres jouent avec un chien. Le groupe d'élèves enthousiastes traverse le centre et la campagne de Loguivy Plougras avant d'atteindre les sentiers boueux de la forêt de Beffou. Là, ils jouent près de la rivière, pêchent puis font une pause casse croûte. "Promenade à Beg-Ar-C'hra, le 7 mai 1964" Les enfants traversent le village de Loguivy Plougras sur la route de Callac, traversent un pont en bois, font une pause pour un portrait de groupe devant le relais routier de la route de Plouaret, les enfants repartent pour une marche.« Le 10 mai 1964, objectif Plougras » A pieds, le groupe parcourt la campagne, passe devant le manoir de Kéroué possédé par le lierre, une chapelle, un calvaire, le village de Plougras au loin avec son clocher qui penche. Dans le bourg devant l'église, deux garçons s'exercent à la lutte. Une chapelle avant le retour vers Loguivy. « Vers le Dresnay, le 14 mai 1964 », un village de la commune de Loguivy Plougras, les enfants traversent une place, s'arrêtent devant un alambic, près d'une carrière. Un boulanger livre le pain dans la campagne avec sa 2CV. Baignade dans la rivière, le Dresnay, le monument aux morts. 4/ (N&B) « Pardon de Saint-Yves » Endimanchés les enfants se dirigent à pieds jusqu'à une chapelle où la foule attend le début de la cérémonie. Près de la chapelle, un stand. Un homme sonne le début de l'office, les pèlerins entrent dans la chapelle, puis en ressortent pour la procession à travers la campagne et reviennent à la chapelle. "Promenade scolaire, le 10 juin 1964" Dans la cour, les groupes d'élèves attendent, Yvonne et Maria apportent les paniers de pique nique. Les élèves montent dans deux bus garés devant l'école. Yvonne attend avec le panier près de la 2 CV. La route de Guingamp, filmée du bus. Départ d'un autorail à la gare de Guingamp."Bréhec plage, Côtes du Nord" Sur le parking de la plage, enfants et professeurs descendent des bus devant lesquels sont garés des cotres. Le pont de Bréhec, la plage à marée basse, les villas sur la côte et sur le front de mer derrière lesquelles on aperçoit le viaduc. Les professeurs se promènent sur la plage, les enfants jouent sur les rochers. Préparation, distribution et dégustation des sandwichs collectifs. Digestif des professeurs attablés à une terrasse puis baignade des petits et grands. 5/ (N&B et coul.) Le sport à l'école Saint Joseph : match de football, de volley ball, parties de boules, cours de gymnastique, exercices d'adresse pour les petits, les enfants défilent déguisés en croisés dans le potager, les bâtiments extérieurs de Saint Jo.

Par : Cinémathèque de Bretagne

vignette
picto
Manoir de Guernanchanay (Plouaret)
Cet ensemble bâti ancien, à la fois résidence seigneuriale et exploitation agricole, est situé à 2500 mètres au sud du bourg de Plouaret et à 151 mètres d´altitude. Il se situe à 450 mètres à l´ouest du ruisseau de Saint-Ethurien : on trouve à l´est des prairies et vers l´ouest et le nord-ouest des champs labourables. Du manoir dépendait un colombier (situé à 150 mètres à l´ouest) et un moulin à eau.On accède au manoir de Guernanchanay par une avenue de hêtres filant vers le sud-est. L´édifice est construit en pierre de taille de granite de grand et moyen appareil. Il se compose de deux corps de bâtiments en équerre organisée à l´origine autour d´une cour fermée :- dans l'axe de l'entrée : les vestiges du manoir médiéval (visible sur le cadastre de 1835).- le premier corps de bâtiment - le plus imposant - est orienté vers le nord. Il comprend : à gauche, une salle à deux travées (à l´étage), édifiée sur une galerie servant de remise comprenant six arcades en arc plein cintre. Cette grande salle est percée, en élévation nord et sud, de deux grandes fenêtres rectangulaires ; au centre, un pavillon d´escalier percé de trois oculi (deux au nord, un au sud) accueille un escalier en vis. Ce pavillon est doté d´une pièce haute, chauffée, avec latrines ; à droite, la cuisine, le cellier et à l´étage, deux salles. Depuis la galerie servant de remise au rez-de-chaussée, une poterne permet de sortir par le sud-est : cette porte est protégée par deux ouvertures de tir.Le niveau de combles - quoique non habitable, est éclairé par trois lucarnes en arc plein cintre accostées de pilastres et couronnées de tympans curvilignes ou triangulaire. Le tympan de la lucarne axiale figure un écartelé.- le second corps de bâtiment, plus modeste est orienté vers l´est. Il s´agit des communs comprenant un logis et une étable avec grenier accessible par deux lucarnes pendantes ou meunières.L´angle sud-ouest du manoir comprend une tour de plan carrée faisant bastion et assurant le flanquement des fossés ouest (vers l´entrée de la cour) et sud. Ces fossés secs étaient cependant plus profonds à l'origine. Rez-de-chaussée et étage sont dotés d'ouvertures de tir de forme circulaire tandis qu'un colombier a été aménagé à son sommet faisant de cet élément une tour-fuie. Dans l´alignement des communs se trouve le portail monumental comprenant une porte charretière et une porte piétonne encadrées de deux guérites percées chacune de trois ouvertures de tir.La grange, orientée vers le sud-sud-est a été construite en pierre de taille de granite de moyen appareil. Les armoiries surmontant la porte ont été martelées.La seigneurie de Guernanchanay a appartenu aux familles nobles suivantes :- de Guernanchanay qui blasonnaient "de sable au cygne d´argent".- de Coëtmohan, seigneur dudit lieu, paroisse de Merzer ; seigneur de Guernanchanay (dans la 2e moitié du 14e siècle), paroisse de Plouaret, aux armoiries : "D´argent au chef d´azur chargé de trois fleurs de lys d´argent (sceau 1365) ; aliàs croix cantonnée de quatre hures de sanglier (sceau 1365)". Selon Jean Ogée : "Guillaume de Coëtmohan, seigneur de Guernachané [Guernanchanay], grand-chantre de l´église cathédrale de Tréguier, docteur-régent en de la Faculté de Paris, né au château de Guernachané en cette paroisse, fonda, par testament du 20 avril 1325, le collège de Tréguier, à Paris [aujourd´hui appelé Collège de France] (Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne)".- de Keranrais (dans la 1ère moitié du 15e siècle). Yves de Keranrais, décédé en 1454, fut seigneur de Guernanchanay. Il était marié avec Aliette le Roux de Coëtando. On trouve ensuite Briend leur fils, époux de Jeanne de Trogoff, puis Marie de Keranrais qui a épousé Jean le Goalès en 1452.- le Gualès (ou Goalès), seigneur de Kerversault et de la Villeneuve, paroisse de Ploubezre ; seigneur de Guernanchanay (milieu du 15e siècle), paroisse de Plouaret, aux armoiries : "De gueules au croissant d´argent accompagné de six coquilles de même, 3. 3. (sceau 1381)". Marie de Goalès épouse en 1485 Guillaume de la Lande, seigneur de la Boulaye (mort en 1498) et a deux fils : Ernault de la Lande épouse Marguerite de Quélen et décède avant 1519 ; Vincent de la Lande se marie avec Marie Conen et meurt en 1538.Guillaume de la Lande (dont les armoiries sont "d´azur au lion d´or"), fils d´Ernault de la Lande est mentionné comme seigneur de Guernanchanay en 1529. Il épouse Anne de Lesmais (décédée en 1554 qui blasonnait "D´argent à trois fasces d´azur, accompagné de dix hermines de sable, 4. 3. 2. 1."). Constance de la Lande, dame de La Boulaye hérite du château (ses frères Guy et Yves n´ont pas d´héritiers) et épouse Michel du Cosquer, seigneur de Coatdon (frère cadet d´Yves du Cosquer, seigneur de Rosanbo).- du Cosquer [Coskaer ; Coskaër], seigneur dudit lieu et de Kerleffrec, paroisse de Plounévez-Moëdec ; seigneur de Kernec´hriou, paroisse de Pleudaniel ; seigneur de Cabatoux et de Barac´h, paroisse de Louannec ; seigneur de Rosambo [Rosanbo] et de Goasruz [Goaz Ru], paroisse de Lanvellec ; seigneur de Guernanchanay, paroisse de Plouaret ; seigneur de la Boulaye, paroisse de Plounérin ; seigneur de Keruzec, paroisse de Plomeur-Bodou [Pleumeur-Bodou] ; seigneur de Coëtfrec, paroisse de Ploubezre ; seigneur du Pré, paroisse de Brélévénez ; seigneur de Kerimel, paroisse de Kermaria-Sulard aux armoiries : "Écartelé aux 1 et 4 : d´or au sanglier de sable (sceau 1381), qui est Cosquer ; 2 et 3 contrecartelé d´or et d´azur, qui est Tournemine de Barac´h" dont la devise est : "Mad ha caër", littéralement "bon et beau".Yves du Cosquer (fils de Michel du Cosquer) et Julienne Loz sont respectivement seigneur et dame de Guernanchanay en 1582. Leur fille, Anne du Cosquer épouse Jean de Baud, seigneur de la Vigne.Mathurine de Baud, née vers 1633 (décédée en 1673), épouse François Loaisel, seigneur de Brie (mort en 1670).Christophe-Paul de Robien (1698-1756) achète le château de Guernanchanay ; sa famille le conserve jusqu'à la Révolution.Selon René Couffon, les armoiries de la lucarne axiale du corps principal du manoir de Guernanchanay semblent faire référence au mariage de Guillaume de la Lande et Anne de Lesmais vers 1535-1550. Des recherches plus récentes datent le chantier, le portail du moins, des années 1560-1570 : certains y voient ainsi l´œuvre de l´architecte Jean Le Taillanter, connu pour pratiquer une maîtrise d´œuvre itinérante. Cet architecte a notamment travaillé sur des églises du Trégor entre 1566 et 1585 au moins (les clochers de Loguivy-Plougras en 1566, Ploubezre en 1577 et de Plougasnou en 1582). Son style est reconnaissable dans l´ornementation : colonnes cannelées et galbées à chapiteaux corinthiens sur piédestaux, rainures continues et claveaux cannelés en relief soulignant les ouvertures, niche à statue au centre du fronton, et gargouilles en fût de canon qui renvoient au porche ouest de l´église paroissiale Saint-Émilion à Loguivy-Plougras. Les commanditaires du portail seraient ainsi peut-être : - Constance de la Lande, dame de La Boulaye et de Guernanchanay et Michel de Cosquer, seigneur de Coatdon et procureur du roi à Lannion (c´est le frère cadet d´Yves de Cosquer, seigneur de Rosanbo).- Yves du Cosquer (fils de Michel du Cosquer) et Julienne Loz, seigneur et dame de Guernanchanay en 1582.
Auteur(s) du descriptif : Lécuillier Guillaume

Par : L'inventaire du patrimoine

vignette
picto
Manoir de Kerépol (Plouaret)
Cet ensemble bâti ancien, à la fois résidence seigneuriale et exploitation agricole, est situé à 1100 mètres au sud-ouest du bourg de Plouaret et à 145 mètres d´altitude. Il se trouve à 500 mètres au sud d´une source et d´un petit affluent du Rau de Saint-Eturien. Le toponyme est orthographié "Kerepaul" sur la carte de Cassini réalisée dans la 2e moitié du 18e siècle ; "Kepol" sur le cadastre de 1835 et s´écrit aujourd´hui "Kerépol". Il est formé de "Kêr" qui signifie le village, le lieu habité. Le manoir est isolé dans la campagne ; on y accède depuis le bourg de Plouaret par le "chemin de Kepol" (Kerépol) ou par l´ouest depuis le "chemin de Saint-Carré à Plouaret", une bifurcation à gauche à "Lan Bian" (aujourd´hui Lann Vihan) puis en suivant le "chemin de Lan Bian à Kavézan" (Keravézan). Ce dernier chemin n´est plus usité en raison de la construction de la ligne de chemin de fer Paris-Brest, inaugurée en 1865, et qui passe à 120 mètres au sud.Le manoir de Kerépol a été fondé par la famille de Kergariou, seigneur de Kergariou, paroisse de Ploujean (également seigneur de Kervolongar, paroisse de Garlan ; seigneur de Goazian et de Kervéguen, paroisse de Plouigneau ; seigneur de Keramprévost, paroisse de Plourin ; seigneur de Kerhaël, paroisse de Locquirec ; seigneur de Portzamparc et du Cosquer, paroisse de Plounévez-Moëdec ; seigneur de Pluscoat, paroisse de Botlézan ; seigneur de Penanprat, seigneur de Keréven, seigneur de Pontglo, paroisse de Pleumeur-Gauthier ; seigneur des Fossés, seigneur de Kermadéza et de Trobriand, paroisse de Plougasnou ; seigneur de la Ville-Pépin, sieur du Domaine, seigneur des Planches, seigneur du Châtel, seigneur de Launay, seigneur de Kervérault, seigneur de Kergrist et de Coëtillio, paroisse de Ploubezre ; sieur de Rosconnet ; seigneur de Locmaria ; seigneur de Coatlez ; seigneur de la Grandville (en breton, Guermeur), paroisse de Bringolo). Les seigneurs de Kergariou portent "D´argent fretté de gueules, au canton de pourpre chargé d´une tour d´argent maçonnée de sable" et ont pour devise : "Là où ailleurs, Kergariou".La maison de Kergariou est l´une des plus ancienne de Bretagne. On retrouve dans les archives seigneuriales : "Olivier de Kergariou [mort en 1684 à Plounévez-Moëdec], seigneur de Kerrespol, Le Poulglaou et Le Boisgaultier (1654)" (E 2601) et "Toussaint de Kergariou, seigneur de Quérespol" en 1690 dans un acte de vente (E 2646). On signale également en 1702 le mariage à Plouaret de Charles de Kergariou, chevalier, avec Gillette Perrine de Pellissier.La partie gauche (nord) du manoir est la plus ancienne. Les éléments stylistiques et la mise en œuvre soignée en pierre de taille de granite permettent de dater ce premier logis du 16e siècle (petites fenêtres rectangulaires à traverse, à piédroits moulurés en cavet et linteau orné d´une accolade). Le logis est orienté primitivement vers l´est : on accède à la cour intérieure par une double porte, piétonne et charretière. La partie droite (sud) du manoir a été construite dans le courant du 17e siècle afin d´agrandir le logis ; les ouvertures orientales de l´ancien logis ont vraisemblablement été modifiées à la même période. Un vestibule et un escalier droit rampe sur rampe ont été réalisés.Deux ailes de dépendances encadrent la cour au nord (d´est en ouest : logis, poulailler, débarras, étable et écurie) et au sud (garage, porcherie et cave). Les deux échauguettes qui flanquent le pignon sud du manoir de Kerépol sont des créations contemporaines, reconstituées d'après les vestiges archéologiques redécouverts lors de la restauration du manoir : porte intérieure à pan coupé, maçonnerie et pierres de taille attestant de leur plan circulaire. Ces deux édicules - dont la mission principale est de permettre la défense du manoir du côté du chemin d'accès au nord-est ou du jardin, ont également une importante fonction symbolique rappelant la puissance du seigneur des lieux.Le travail de reconstitution s'est inspirée d'échauguettes existantes : forme circulaire du corps ou tambour percé de petites ouvertures de tir, console en cul-de-lampe (console d'encorbellement) et dôme hémicylindrique ou "coupolette" en dalle de granite surmontée d'un petit lanternon.On peut observer plusieurs échauguettes dans les manoirs des environs de Plouaret :- au manoir de Goaz Ru à Lanvellec : échauguette de plan rectangulaire sur mâchicoulis, couverte en pavillon. Elle est vraisemblablement datable des années 1550.- au manoir de Guernanchanay à Plouaret : ces deux échauguettes de plan circulaire, à tambour court, que l'on peut qualifier de "compacte", sont datées des années 1560-1570 ; les cul-de-lampe sont hémicylindriques. Ce portail monumental est un chef d’œuvre de la Renaissance.- au château de Kerroué à Loguivy-Plougras : échauguettes de plan circulaire reliées par une galerie extérieure sur mâchicoulis. Datées des années 1580-1594, ces deux échauguettes se distinguent par une couverture et un cul-de-lampe très aigus.- au logis-porte de Barac'h à Louannec : échauguettes datables des années 1580-1600.- sur l'ancien manoir de Plounérin au bourg : cette échauguette de plan circulaire est datable des années 1600. Sa particularité vient de ses trois ouvertures ovales combinées à de petites ouvertures de tir ébrasées vers l’extérieur. Son cul-de-lampe ressemble à celui de la maison dite de Marie Stuart à Roscoff (29).- au manoir de Kerariou à Trébeurden : ces deux échauguettes couvertes en ardoises semblent dater des années 1600-1620. Le logis manorial de Kerépol et son mur d'enceinte à double porte ont été inscrits au titre des Monuments historiques en 1991.
Auteur(s) du descriptif : Lécuillier Guillaume

Par : L'inventaire du patrimoine

vignette
picto
Ecart Toul-an-Héry
Toul an Héry est un petit port d´échouage, sur la rive droite du Douron, à l´abri de tous les vents, pour navires de 3 à 4 mètres dans les grandes marées et pour navires de 1,50 m dans les mortes-eaux. Ce port, situé à un mille au sud-sud-ouest de Locquirec, est formé par une jetée, avec un petit môle qui s´avance du sud-est au nord-ouest et laisse entre lui et la terre un abri qui peut recevoir plusieurs navires le long du quai et en son milieu. Le môle se trouve à peu près à 150 mètres au sud du village de Sainte-Barbe, dont l´église, qui est marquée sur la carte, ne se voit pas de la mer. Une zone sablonneuse s'étend le long du petit estuaire du Douron, en aval du pont routier ; elle offre un bon abri d'échouage pour les bateaux amarrés sur corps-morts.Le port de Toul an Héry aurait été le port de la Châtellenie de Lanmeur au temps des ducs de Bretagne (15ème siècle). Les rois le pourvurent d'un bureau de l'Amirauté au 17ème siècle et d'une ferme pour le vin, le sel et l'eau de vie. La "rade de Toul an Héry" est citée dans la carte de 1689 de Duval, géographe ordinaire du Roi. La plus ancienne mention cartographique de l'existence d'un port date de 1634 et figure sur une des "cartes de toutes costes de France" de Christophe Tassin, avec la mention de "rade de Toulhery", portant la précision de "port de cherrette" (pour port des charrettes). "Toul ar c'hirri" en breton signifie littéralement le "trou des charrettes". En 1689, Duval, géographe du Roy, mentionne "Toulsery" sur sa carte des Côtes de Bretagne. Le port de Toul an Héry s'étire de la pointe de l'Armorique à la pointe de Locquirec. La Révolution y affecta une brigade des douanes. Sous l'Ancien Régime, les exportations consistaient surtout en céréales et toiles de lin à destination de l'Angleterre ou de l'Espagne, qui transitaient par Morlaix et Bordeaux. Le port disposait d'une flottille de 12 à 15 barques de pêche. Le commerce du lin florissant au 17ème siècle a laissé comme témoignage architectural le manoir de l'île Blanche sur la rive gauche du Douron, construit par le filotier et commerçant Richard de La Haye, originaire de Plouaret. C'est vers cette époque florissante que se sont construits les manoirs et les maisons fortifiées bordant l'estuaire. Les seigneurs locaux (Lézormel) disposaient d'un droit de pêche exclusif dans la rivière qui baignait leur propriété.Le port de Toul an Héry était considéré comme un "port oblique", c'est à dire comme un port d'une certaine importance dépendant d'un siège d'Amirauté (ici Morlaix) où était installé un receveur de droits. Cependant, le port de Plestin-les-Grèves n'est pas le centre d'un grand commerce maritime et il ne figurera plus dans les formes de statistiques des congés de navigation de l'Amirauté après 1730, largement dépassé par la concurrence des ports de Morlaix et de Lannion, qui disposent d'infrastructures portuaires plus élaborées. Le chenal de "Toul-ar-Hiri" est encore cité à l'attention des navigateurs sur la carte de Belin vers 1770. Pendant la Révolution, le port va connaître un regain d'activité et de commerce en contrebande des céréales vers la Grande-Bretagne et les îles anglo-normandes. En 1793, dans un "tableau sommaire", rédigé par l'ingénieur ordinaire des Ponts-et-Chaussées, figure Toul an Héry, pour lequel il était prévu de construire "un quai d'embarcation et de déchargement" en plus du "curement et de l'élargissement de la rivière", le tout évalué à 21000 francs. Ces travaux ne purent être réalisés, faute d'argent. Pendant la Guerre des courses, en 1810, le havre de Toul an Héry reçut la visite surprise d'une prise en mer par le capitaine corsaire Furet de Saint-Malo, un navire caboteur espagnol la « Santa-Maria », chargé de bois de construction, obligé par la météo d'entrer en cette rivière. Au début du 19ème siècle (1848), fut enfin édifiée une jetée pour l'accostage des caboteurs et le chenal fut balisé par plusieurs perches en bois et une balise en pierre maçonnée (Pichodour). Cependant, peu de navires avaient Toul an Héry comme port d'attache, à cause des bancs de sable qui obstruaient le chenal d'entrée, mais plutôt comme port d'embarquement ou de débarquement. Les statistiques font état de 32 navires en 1840, 38 en 1842 et 90 en 1880, avant que ne commence le déclin. Le trafic décroît de 1899 (4303 t.) à 1914 (1459 t.) pour s'arrêter en 1924. Le surveillant de port en 1925 était un certain Broudic (en poste de 1912 à 1926). La voie ferrée Lannion-Morlaix puis Plestin allait suppléer le cabotage (AD 22, série 11 S 7).Cette digue de 70 mètres de long à l'origine, terminée par un quai de 30 mètres, avec un musoir fut restaurée et réaménagée en 1849, surélevée en 1858 et 1861 et remblayée régulièrement, avant d'être prolongée vers l'aval, côté chenal et vers l'amont entre 1864 et 1883. Le port de Toul an Héry offre un vaste havre sur fonds sablo-vaseux pour l'accueil et l'échouage des navires de travail et de plaisance, qui embouquent le chenal du Douron entre l'île Blanche et les rochers de Pichodour jusqu'au pont du Douron. Protégé des vents dominants d'ouest, le port de Toul an Héry dispose de 5 mètres de hauteur d'eau en marée d'équinoxe sur la rive droite du Douron, en limite de la jetée insubmersible, qui permet l'accostage à mi-marée des navires sur son quai et leur échouage dans l'anse de Sainte-Barbe ou le long du lit de son petit estuaire. Dans le rapport de 1916 sur l'actualité économique du département, édité par Guyon, on peut lire : "Les ouvrages du port se composent d'une levée de 350 mètres de longueur, établie parallèlement à la grève entre l'extrémité du chemin de Plestin et la chapelle Sainte-Barbe, et d'une jetée qui, construite à 195 mètres du débouché du même chemin, sert à l'accostage des navires. La jetée a 150 mètres de longueur sur une largeur de 14 mètres qui s'accroît progressivement par les dépôts de lest effectués sur les perrés extérieurs. Les navires accostent du côté est, qui présente un mur de quai de 90 mètres... Sur ce même côté est, se trouve une cale de 50 mètres qui peut servir au carénage et facilite les travaux de désenvasement nécessaires chaque année. Le port ne possède aucun outillage".Le port de Toul an Héry représente un havre idéal, hier pour les petits borneurs, qui chargeaient les grains dans une région riche en céréales et aujourd'hui pour les randonneurs nautiques. Cependant, les nombreux rapports rédigés au cours du 19ème siècle signalent le faible encombrement des quais, des sables mouvants, l'envasement permanent, les changements de lit du Douron et la nécessité de gros travaux de curage. Ces mauvaises conditions ont certainement freiné le développement du port. Les pétitions vont affluer pour réclamer la création d´une cale débarcadère, puis son allongement et le curage du port. Le commerce du port ne dégageait pas d'activité induite. En 1874, Thomassin dans son ouvrage "Pilote de la manche" constatait qu'il n'y avait plus à Toul an Héry, aucun bateau de pêche qui fasse la pêche du poisson, le ramassage du sable et du goémon.L'appellation de Toul an Héry dériverait du vocable "toul ar chirri", le trou des charrettes ; ce qui correspondrait bien au défilé continuel des charrettes de transport de marchandises qui transitaient par le port et le chemin des charrettes (du port au bourg), au transport de la marne et autres amendements marins, collectés dans la grève et ses ornières vaseuses. La nécessité d'un terre-plein pour ces charrettes allait favoriser l'argumentaire pour la construction d'une digue-jetée avec perré et plus tard celle d'un pont sur le Douron.Avant de disposer d'un pont sur le Douron au milieu du 20ème siècle, le port de Toul an Héry utilisait les services des passeurs et de leurs bacs entre les deux rives du Douron. Les vestiges de la maison du passeur et de l'ancienne ferme dite de Toul an Héry, sur la rive finistérienne, proche du manoir de l'île Blanche, les anciens magasins ou entrepôts du manoir du Puils, les riches demeures d'armateurs ou de négociants, l'ancienne caserne des douanes et manoir de Beauport, la chapelle Sainte-Barbe, entourée d'un bâti de caractère, structurent encore le paysage architectural et portuaire de ce lieu et participent de son attrait patrimonial et historique.
Auteur(s) du descriptif : Pichouron Patrick ; Prigent Guy

Par : L'inventaire du patrimoine

vignette
picto
Le groupe équestre de Saint-Mathieu, commune de Pl
Brochure de 1887 relative à un groupe sculpté représentant un cavalier assaillant un anguipède, créature légendaire de la mythologie gauloise dont le corps finit en queue de serpent.

Par : Médiathèques de Quimper Br

vignette
picto
Neventiou, ar bloaz 1961
Des pardons en 1961. Pardon des Terre Neuvas à Saint Malo : défilé d'enfants, de femmes en coiffe du Trégor, la bateau le "MUTIN", bénédiction de la mer. Pardon à Ploubezre : défilé partant de l'église, femme en coiffe du Trégor goëlo, les enfants de choeur. Pardon des sept saints au Vieux-Marché : marche sur un chemin de campagne. Porz-Gwenn, pardon Sant Gonery (Port Blanc) sur l'île de Saint Gildas : le port, embarcation, débarquement, défilé, une statue de Saint. Plouaret, an had pardon : église, manège, course cycliste, spectatrices, discours, arrivée de la course. Fête de la Saint-Yves aux arènes de Lutèce à Paris, pardon Sant Erwan : chorale d'enfants de choeur, drapeau breton, marins, pardon sur une estrade, défilé de bretons et bretonnes de différentes coiffes (bigoudène, Lorient, Loch Raïen), danses bretonnes. Descente de l'Oust en canoë, à Hemonstoir. La dérobée à Guingamp : défilé, danse bretonne des enfants et des adultes (non costumés), coiffe du Trégor. Plouilliau, gouel ar c'hezek (fête des chevaux à Ploumilliau) : Spectacle de cascades avec des chevaux dans un champ, des spectateurs, des femmes en coiffe du Trégor, un homme à la caméra. Koz varc'had, gourennou (lutte bretonne au Vieux-Marché) : spectacle de lutte bretonne. Pleuveur Servel, an tan e lanneier (le feu dans les landes de Pleumeur Bodou et de Servel) : des pompiers, un gendarme et des paysans tentent d'éteindre le feu des landes.

Par : Cinémathèque de Bretagne

vignette
picto
Allocution de Mgr l'Evêque de Saint-Brieuc et Trég

Par : Gallica

vignette
picto
. 1839, Chapelle des Sept-Saints en Vieux-Marché :
Numérisé par le partenaire. Appartient à l’ensemble documentaire : GMBrst001. Carte postale

Par : Yroise - bibliothèque numé

vignette
picto
Plouaret ; Chapelle Ste Barbe

Par : Musée de Préhistoire de Ca

vignette
picto
Plouaret? ; chapelle de la Trinité

Par : Musée de Préhistoire de Ca

vignette
picto
Plouaret (Cotes du Nord) : Le cheval de Saint Math

Par : Dastum

vignette
picto
Kontadenn ar c'hochon

Par : Dastum

vignette
picto
Ur minor yaouank am eus charmet dre e hent

Par : Dastum

vignette
picto
La tour de l’église de Plouaret
La construction, commencée en 1554, est de style renaissance. La Tour, de section carrée à la base, comporte quatre niveaux. Un escalier à vis de pas à droite permet d’accéder aux différents étages. Dans l’ordre croissant on trouve l’horloge puis les quatre cloches ainsi que les deux chemins de ronde. Ces éléments ont longtemps rythmé la vie des Plouaretais.

Par : L'ARSSAT

vignette
picto
Environs de Plouaret - Château de Guernachay. L'An
Numérisé par le partenaire. Appartient à l’ensemble documentaire : GMBrst001. Carte postale

Par : Yroise - bibliothèque numé

vignette
picto
Plouaret. - Manoir de Kerbridou : chambre au-dessu
Date : 1985. Fonds : Gwyn Meirion Jones

Par : Archives départementales d

vignette
picto
Chapelle des Sept-Saints en Vieux Marché
Cette chapelle est bâtie sur un dolmen conservé et servant de crypte sous lequel dit la tradition, furent trouvés sept saints, trouvaille qui motiva la construction de cette chapelle. PLOUARET (Côtes-du-Nord). Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

vignette
picto
A bas la vieille gare !
Il y a 20 ans, en janvier 2000, on procédait à la destruction de l'ancienne gare de Lannion sous les "yeux ébahis" de la toute nouvelle gare qui sortait de terre à quelques mètres de là. Il y avait aussi, là, un homme très ému qui assistait à ce spectacle. Il s'agissait de Jean Tazé, élu de Lannion et fervent défenseur de la ligne Plouaret-Lannion. Cette petite révolution ferroviaire locale était en effet un peu son œuvre puisqu'il s'était battu farouchement pour que le prestigieux TGV arrive au cœur de la capitale du Trégor. Et aujourd'hui, en janvier 2020, c'est toujours le cas. Pourvu que ça dure. Nous vous laissons donc visionner ce court témoignage d'un moment important de la vie de Lannion et vous donnons rendez-vous en fin juin 2020 pour évoquer, toujours en images, l'inauguration officielle de la nouvelle gare (30 juin 2000) et l'arrivée du premier TGV. Lannionais nostalgiques, sortez vos mouchoirs ...

Par : TV Trégor

vignette
picto
Ur Feunteun anvet Anjela - Plateau TV sur Anjela D
Eus menaj Traoñ an Dour da bed al lennegezh. - De la ferme de Traoñ an Dour au monde de la littérature. C'est en décembre 1991, dix ans après le décès de la poétesse Anjela Duval, que l'association culturelle Traoñ an Dour, du nom de la ferme d'Anjela Duval au Vieux-Marché, organisait un plateau-télé animé par les journalistes Fañch Broudic et Roger Laouénan. Ce débat avait rassemblé des membres de la famille d'Anjela, des voisins et des amis ainsi que des défenseurs de la langue bretonne qui rendaient hommage à un écrivain de premier plan. En novembre 2021, les communes du Vieux-Marché et de Plouaret se sont unies pour un nouvel hommage, hommage que la médiathèque de Lannion, dépositaire du fonds des manuscrits d'Anjela Duval, a complété par une exposition et différentes animations. Retrouvons le monde d'Anjela Duval dans ce plateau-télé de 1991 filmé par Trégor-Vidéo ainsi que deux poèmes lus par Yann-Bêr Piriou et filmés par TV-Trégor

Par : TV Trégor

Afficher le widget sur mon site Voir tous les documents
X

Afficher le widget sur mon site

Vous pouvez afficher le ce widget sur votre site en insérant le code suivant :

<iframe src="https://widget.breizhapp.net/index.php?set=wgt_plouaret"></iframe>

Vous pouvez également voir la liste de tous les widgets à l'adresse suivante Liste des widgets