Patrimoine de Plouaret

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Monument aux morts (1939-1945 ; 1954-1962) (Plouar
Stèle en granite gris. Le monument commémoratif porte sur sa face ouest une inscription commémorative : "PLOUARET A SES ENFANTS" et la date "1939-1945". Il est agrémentée d'un décor sculpté en bas-relief : la croix de guerre (croix à quatre branches, deux épées croisées) et deux flambeaux. Cette face porte la liste des victimes de la seconde Guerre mondiales. Une inscription "A.F.N. 1954-1962 LE ROUZIC H MORVAN J-Y" a été ajoutée. La face arrière porte l´inscription suivante en breton : "KENTOC'H MERVEL / EVIT TEC'HEL / O DEUS LAVARET / POTRED PLOUARET".
Auteur(s) du descriptif : Lécuillier Guillaume

Par : L'inventaire du patrimoine

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Manoir puis ferme (Keramborn)
De plan rectangulaire orienté vers le sud-est, ce logis de type ternaire à cinq travées de baies régulières en façade antérieure est construit en pierre de taille de granite de moyen appareil. Il est couvert d´un toit à longs pans en ardoise ; pignons couverts ; souches de cheminée moulurées ; corniche faisant larmier. Accès antérieur central et baies pourvus d´un linteau droit. Une pierre située au dessus de la corniche, au niveau de la fenêtre centrale de l´étage carré, porte le millésime 1826. Accolée à l'ouest du logis, une dépendance (?) est construite également en pierre de taille de granite tout comme la longue dépendance en retour d'équerre vers le sud. Cette dernière est percée de trois portes en arc brisé, de jours et est dotée de deux lucarnes donnant accès au grenier. A noter dans le champ immédiatement au nord, une grande dépendance contemporaine construite en pan de bois et couverte de chaume, servant à abriter des boxes pour les chevaux.Cet ensemble bâti ancien, à la fois résidence seigneuriale et exploitation agricole, est situé à 2000 mètres au sud-sud-ouest du bourg de Le Vieux Marché et à 140 mètres d´altitude. Il se trouve à 700 m à l'est du Saint-Ethurien. Le manoir est isolé dans la campagne ; on y accédait originellement par le sud-est via une allée. Le toponyme "Kamborgne" (Keramborgne) est mentionné sur le cadastre de 1835. il est aujourd'hui orthographié "Keramborn" qui signifie littéralement en breton : "le lieu habité par un borgne". Les parcelles qui le cernent sont d´assez grandes dimensions comparées au parcellaire paysan. Elles traduisent une action de concentration des terres autour du domaine manorial. Le cadastre ancien nous renseigne sur la présence en 1835 de six bâtiments organisés autour d'une vaste cour.La seigneurie appartenait à la famille de Keramborgne (la Haye-Keramborgne). Cette famille a notamment fondée la chapelle de Sainte-Barbe à Plouaret. Leurs armoiries sont d'ailleurs visibles sur le calvaire daté de 1612. Cette seigneurie possédait un droit de haute, moyenne et basse justice qu'elle exerçait au bourg de Plouaret. On peut citer dans cette famille : Merien de Keramborgne (1437), Jean de Keramborgne (époux d'Anne Loz), Guillaume de Keramborgne (époux de Catherine de Coatvoult, il comparait à Tréguier en 1481 avec 400 livres de revenu comme homme d’armes) et Pierre de Keramborgne (1498). La seigneurie passe ensuite entre les mains des familles La Haye (suite au mariage de Jeanne de Keramborgne avec Jean de La Haye), de Bellisle (cité en 1526 et 1556), Perrien (en 1583, suite au mariage de Louise de Bellisle avec Charles de Perrien). L'édifice actuel a été reconstruit en 1826 mais subsistent des éléments et des dispositions datables du 16e siècle (cheminées, potager, pierre ornée d'une tête humaine à droite de la cheminée, tomettes marquées d'une fleur de lys...) et de la fin du 18e siècle ou du début du 19e siècle (boiseries). Le bâtiment en retour d'équerre reprend des éléments des 16e et 17e siècles tandis que celui qui est accolé au logis est postérieure à 1835. Immédiatement au sud du manoir, on trouve un logis à étage daté 1798 et portant le nom de ces propriétaires : "F : MERRIEN / F : M : LUZEL" et une ferme reprenant des éléments anciens dont une porte charretière provenant sans doute de l'ancien portail d'entrée.
Auteur(s) du descriptif : Fauchille Gwénaël ; Lécuillier Guillaume

Par : L'inventaire du patrimoine

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Saint Jo
Présentation des activités de l'école Saint-Joseph de Loguivy Plougras. 1/ (N&B) Un historique de l'école pensionnat suivi de la présentation des directeurs, professeurs, recteurs, abbés ou instituteurs, du jardinier, de la cuisinière et de la lavandière. 2/ (N&B) La femme de ménage et la cuisinière au travail : couture, dans la basse cour, la préparation du repas pour les enfants. Les enfants entrent dans le réfectoire, puis en récréation ils jouent ou dansent. Lors de vacances scolaires, des travaux d'aménagement dans la cour de l'école : terrassement, peinture avec les professeurs, réfection de meubles. 3/ (N&B) « Promenade en forêt de Beffou le 26 avril 1964 », un enfant sonne la cloche avant la sortie des élèves. Des enfants chargent un chariot de nourriture et de matériel, d'autres jouent avec un chien. Le groupe d'élèves enthousiastes traverse le centre et la campagne de Loguivy Plougras avant d'atteindre les sentiers boueux de la forêt de Beffou. Là, ils jouent près de la rivière, pêchent puis font une pause casse croûte. "Promenade à Beg-Ar-C'hra, le 7 mai 1964" Les enfants traversent le village de Loguivy Plougras sur la route de Callac, traversent un pont en bois, font une pause pour un portrait de groupe devant le relais routier de la route de Plouaret, les enfants repartent pour une marche.« Le 10 mai 1964, objectif Plougras » A pieds, le groupe parcourt la campagne, passe devant le manoir de Kéroué possédé par le lierre, une chapelle, un calvaire, le village de Plougras au loin avec son clocher qui penche. Dans le bourg devant l'église, deux garçons s'exercent à la lutte. Une chapelle avant le retour vers Loguivy. « Vers le Dresnay, le 14 mai 1964 », un village de la commune de Loguivy Plougras, les enfants traversent une place, s'arrêtent devant un alambic, près d'une carrière. Un boulanger livre le pain dans la campagne avec sa 2CV. Baignade dans la rivière, le Dresnay, le monument aux morts. 4/ (N&B) « Pardon de Saint-Yves » Endimanchés les enfants se dirigent à pieds jusqu'à une chapelle où la foule attend le début de la cérémonie. Près de la chapelle, un stand. Un homme sonne le début de l'office, les pèlerins entrent dans la chapelle, puis en ressortent pour la procession à travers la campagne et reviennent à la chapelle. "Promenade scolaire, le 10 juin 1964" Dans la cour, les groupes d'élèves attendent, Yvonne et Maria apportent les paniers de pique nique. Les élèves montent dans deux bus garés devant l'école. Yvonne attend avec le panier près de la 2 CV. La route de Guingamp, filmée du bus. Départ d'un autorail à la gare de Guingamp."Bréhec plage, Côtes du Nord" Sur le parking de la plage, enfants et professeurs descendent des bus devant lesquels sont garés des cotres. Le pont de Bréhec, la plage à marée basse, les villas sur la côte et sur le front de mer derrière lesquelles on aperçoit le viaduc. Les professeurs se promènent sur la plage, les enfants jouent sur les rochers. Préparation, distribution et dégustation des sandwichs collectifs. Digestif des professeurs attablés à une terrasse puis baignade des petits et grands. 5/ (N&B et coul.) Le sport à l'école Saint Joseph : match de football, de volley ball, parties de boules, cours de gymnastique, exercices d'adresse pour les petits, les enfants défilent déguisés en croisés dans le potager, les bâtiments extérieurs de Saint Jo.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Une semaine, une histoire : semaine 42
22 octobre 1961. Edgar Pisani, devenu récemment Ministre de l'Agriculture, se rend à Plouaret, dans les Côtes d'Armor. La situation est très tendue depuis des mois, et les manifestations d'agriculteurs font rage en Bretagne. En 2014 dans les colonnes du Télégramme, l'ancien Ministre se remémorait cet événement : "C'est le premier endroit où, ministre de l'Agriculture, j'ai mis le nez dehors. A la suite d'une maladresse d'organisation, je me suis trouvé face à un mur d'agriculteurs plutôt remontés. On venait visiter un transporteur qui était contesté par le monde paysan. C'était houleux mais pas méchant ni hostile. Soudain, le meneur, qui chauffait l'assemblée, a sauté sur une remorque et a fait un grand discours. Que faire, sinon monter à mon tour sur la remorque et tenir un discours ? On est reparti tous ensemble boire du vin d'Algérie dans une ferme. En chemin, on est tombé sur les forces de l'ordre. C'est là que j'ai dit : il n'y aura jamais de gendarmes entre les paysans et moi !" Roger Laouénan, journaliste et déposant historique de la Cinémathèque, se trouvait sur les lieux et a immortalisé cette rencontre.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Le cavalier et l'anguipède / Par J. Trévédy
Article de 1889 faisant un état des découvertes de groupes sculptés représentant un cavalier assaillant un anguipède, créature légendaire de la mythologie gauloise dont le corps finit en queue de serpent.

Par : Médiathèques de Quimper Br

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Neventiou, ar bloaz 1961
Des pardons en 1961. Pardon des Terre Neuvas à Saint Malo : défilé d'enfants, de femmes en coiffe du Trégor, la bateau le "MUTIN", bénédiction de la mer. Pardon à Ploubezre : défilé partant de l'église, femme en coiffe du Trégor goëlo, les enfants de choeur. Pardon des sept saints au Vieux-Marché : marche sur un chemin de campagne. Porz-Gwenn, pardon Sant Gonery (Port Blanc) sur l'île de Saint Gildas : le port, embarcation, débarquement, défilé, une statue de Saint. Plouaret, an had pardon : église, manège, course cycliste, spectatrices, discours, arrivée de la course. Fête de la Saint-Yves aux arènes de Lutèce à Paris, pardon Sant Erwan : chorale d'enfants de choeur, drapeau breton, marins, pardon sur une estrade, défilé de bretons et bretonnes de différentes coiffes (bigoudène, Lorient, Loch Raïen), danses bretonnes. Descente de l'Oust en canoë, à Hemonstoir. La dérobée à Guingamp : défilé, danse bretonne des enfants et des adultes (non costumés), coiffe du Trégor. Plouilliau, gouel ar c'hezek (fête des chevaux à Ploumilliau) : Spectacle de cascades avec des chevaux dans un champ, des spectateurs, des femmes en coiffe du Trégor, un homme à la caméra. Koz varc'had, gourennou (lutte bretonne au Vieux-Marché) : spectacle de lutte bretonne. Pleuveur Servel, an tan e lanneier (le feu dans les landes de Pleumeur Bodou et de Servel) : des pompiers, un gendarme et des paysans tentent d'éteindre le feu des landes.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Allocution de Mgr l'Evêque de Saint-Brieuc et Trég

Par : Gallica

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. 1839, Chapelle des Sept-Saints en Vieux-Marché :
Numérisé par le partenaire. Appartient à l’ensemble documentaire : GMBrst001. Carte postale

Par : Yroise - bibliothèque numé

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Plouaret? ; chapelle de la Trinité

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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Plouaret ; statue cheval piétinant un dragon

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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Groupe de personnes en costume traditionnel et en
il est mentionne 00023 en nocarte

Par : Dastum

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le Château de Guernachannay : [carte postale]
Numérisé par le partenaire. Appartient à l’ensemble documentaire : GMBrst001. Carte postale

Par : Yroise - bibliothèque numé

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Ensemble de deux logis aujourd'hui "Maison du patr
Ensemble composé en 1835 de trois logis mitoyens. Le logis sud a été détruit. Le logis central est datable de la fin du 16e siècle ou du début du 17e siècle si l'on se fie à la mise en oeuvre en pierre de taille de granite de grand appareil et à l'analyse stylistique des ouvertures : porte en arc déprimé et fenêtres rectangulaires à chanfrein. La forte pente originelle du pignon nord est également un indice d'ancienneté de l'édifice. Le logis nord a été remanié au 19e siècle.
Auteur(s) du descriptif : Lécuillier Guillaume

Par : L'inventaire du patrimoine

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Manifestations d'agriculteurs
Ar Vretoned o tifuni - Manifestation d’agriculteurs Réalisateur : Roger Laouénan Format : 9.5mm – noir et blanc – muet – 11’44“ – 1962 Les paysans du Léon et du Tréguor manifestent à l’instigation de la FNSEA et demandent l’application immédiate de la loi d’orientation agricole. Alexis Gourvennec intervient à Pontivy lors de la réunion "Loi programme pour la Bretagne". A Plouaret, Edgar Pisani (ministre à l'époque) rencontre les syndicalistes.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Manoir de Melchonec (Plouaret)
Manoir dont les bâtiments, au nombre de quatre, s´organisent autour d´une cour fermée accessible depuis le sud-ouest. De plan rectangulaire orienté vers le sud-ouest, c´est-à-dire vers la cour et le chemin d´accès, le logis manorial est élevé en moellon de granite à l´exception des encadrements des ouvertures, chaînes d´angles, rampants et souches de cheminée en pierre de taille de granite. L´ancienne charpente et les poutres ont été conservées. Le logis est couvert d´un toit à longs pans ; pignons découverts à rampants et crossettes, souches de cheminées moulurées.Cet ensemble bâti ancien à la fois résidence seigneuriale et exploitation agricole est situé à 550 mètres à l´est-nord-est du bourg de Plouaret et à 115 mètres d´altitude. Le manoir est isolé dans la campagne sur un plateau entouré à l´est, au sud et à l´ouest par un cours d´eau ; il est cependant desservi par un chemin venant du bourg. Les parcelles qui le cernent sont d´assez grandes dimensions comparées au parcellaire paysan.Le manoir de Melchonec a été fondé au 16e siècle par la famille de Mérien, seigneur de Kerizac en Plouizy, dont les armoiries sont "D´or au sanglier passant de sable" et a ensuite appartenu aux de Courson aux 16e et 17e siècles ("D´or à trois chouettes de sable, membrées et becquées de gueules"). Il dispose de prééminences dans l´église de Plouaret. L'édifice actuel comporte des éléments stylistiques datables du 16e siècle ou du début du 17e siècle : porte en plein cintre à chanfrein, pédroits moulurés en cavet, linteaux à double accolade, rampants et crossettes... Les deux lucarnes à fronton curviligne sont datables du 18e siècle (linteaux en arc segmentaire). Des ouvertures ont été percées dans la façade postérieure au 19e siècle.
Auteur(s) du descriptif : Lécuillier Guillaume

Par : L'inventaire du patrimoine

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Poull Kannan - Au lavoir d'antan
C'est avec une joie communicative que Christiane et Thérèse retournent avec leur brouette au lavoir de leur jeunesse. Tout en lavant leur linge comme autrefois, elles évoquent en breton les bons souvenirs de cette époque révolue. Suivons les sans hésiter pour ce charmant voyage dans le temps autour du lavoir de Coat Roué en Plouaret ...

Par : TV Trégor

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Monument aux morts (place de Desportes)
Monument aux morts situé en face de l´église, composé d´un socle en granite clair supportant la statue en granite sombre (kersantite ?) d´un poilu tirant la baïonnette de son fourreau et une pyramide tronquée à quatre faces coiffée des insignes de la République Française, de l´armée de terre et de la marine, puis d´un coq républicain.Monument aux morts construit en 1921 par Emile Nicol entrepreneur et marbrier à Plouaret.
Auteur(s) du descriptif : Fauchille Gwénaël ; Lécuillier Guillaume

Par : L'inventaire du patrimoine

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A bas la vieille gare !
Il y a 20 ans, en janvier 2000, on procédait à la destruction de l'ancienne gare de Lannion sous les "yeux ébahis" de la toute nouvelle gare qui sortait de terre à quelques mètres de là. Il y avait aussi, là, un homme très ému qui assistait à ce spectacle. Il s'agissait de Jean Tazé, élu de Lannion et fervent défenseur de la ligne Plouaret-Lannion. Cette petite révolution ferroviaire locale était en effet un peu son œuvre puisqu'il s'était battu farouchement pour que le prestigieux TGV arrive au cœur de la capitale du Trégor. Et aujourd'hui, en janvier 2020, c'est toujours le cas. Pourvu que ça dure. Nous vous laissons donc visionner ce court témoignage d'un moment important de la vie de Lannion et vous donnons rendez-vous en fin juin 2020 pour évoquer, toujours en images, l'inauguration officielle de la nouvelle gare (30 juin 2000) et l'arrivée du premier TGV. Lannionais nostalgiques, sortez vos mouchoirs ...

Par : TV Trégor

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Ouvrages fortifiés de l'Île à Bois sur la commune
La cartographie détaillée et la typologie des différents ouvrages militaires de l'Île à Bois permis le repérage sur le terrain (fig. n°3, 4 et 5). Cependant la plupart de ces fortifications est enfouie sous la végétation et peu accessible. Le propriétaire des lieux en a limité l'accès pour des raisons de sécurité. Ce qui a eu pour conséquence de limiter l'étude et la description aux seuls ouvrages découverts de visu et documentés. Une casemate type 612 et un canon de 50mm antichar monté en Bauform Vf221, défendent les accès Sud de l'île. Une casemate pour 47 mm Skoda contrôle la digue avec une tourelle de char FT 17. Quatre casemates H 667 pour 50 mm KwK, battent les pourtours en direction de l'Île de Bréhat.Lors de notre enquête de terrain, nous avons pu repérer et identifier les deux casemates H 611, réaménagés à usage domestique, en bon état, qui font face à la côte de l'Arcouest et au grand chenal du Trieux (non étudiés pour des raisons de confidentialité), étudier le garage à canons (au Nord de l'île), le poste de commandement type 502, le réservoir d'eau de 200 m3, situé au point culminant de l'île, un des deux tobroucks, au Sud-Ouest et un exemplaire de blockhaus, du type H 667. Dans la pièce réservée au cantonnement de la casemate H 611, une rare fresque peinte représente un éléphant avec le texte suivant (écrit en allemand), que nous traduisons en français : 'J'aimerais être un éléphant, ainsi pourrais-je jubiler à pleine voix ! Ce ne serait pas pour l'ivoire mais pour l'épaisse carapace ! 'Les fortifications sont construites en béton armé, avec un toit en terrasse. Le 'pont' (ancien tombolo) de l'Île à Bois est en bon état, construit en moellons de granite, il mesure environ 100 mètres de longueur sur 6 mètres de largeur et 2 mètres de hauteur, au niveau de l'île.Pendant la seconde guerre mondiale, le site de l'Île à Bois était occupé par la 2ème compagnie du 3 /897ème régiment d'infanterie, de la 266ème division d'infanterie (PC à Belle-Isle-en-Terre), qui dépendait elle même du LXXIV corps d'armée, implanté à Guingamp. Le Mur de l'Atlantique sur le canton de Lézardrieux dépendait de la 19ème région du Génie de Forteresse. La construction des ouvrages de défense militaire était impartie au groupe du Génie III/9 sis à Plouaret. Le port de Lézardrieux était d'une grande importance stratégique pour les Allemands, comme seul port en eau profonde de la côte Nord, face à la Grande-Bretagne. Il était utilisé par les Allemands comme mouillage pour des embarcations de différents types. Il était défendu en particulier par le point d'appui lourd ('Stützpunkt') de l'Île à Bois et l'aménagement sur cette île d'environ 47 constructions militaires (blockhaus pour mitrailleuse, casemates H 667 et H 611, tobroucks, abri H 621 avec un puits extérieur, ringstand, excavation bétonnée, observatoire d'artillerie avec toit blindé et créneau bétonné, type 627, réservoir d'eau). A ces ouvrages, il faut ajouter des fortifications de campagne et des obstacles de plage (tétraèdres toujours visibles de nos jours sur la plage Ouest de Kermouster) L'île à Bois, située au débouché de l'estuaire, commandait en effet l'accès au port de Lézardrieux et fut de ce fait fortifiée par l'occupant.L'Île à Bois est une propriété privée et le maître des lieux a aménagé les deux casemates H611 une casemate type 612 pour canon de défense côtière et terrestre.L'ensemble des ouvrage fortifiés de l'île à Bois a été inventorié la Marine Nationale à l'issue de la seconde guerre mondiale, entre 1945 et 1948. Cet inventaire connu sous le vocable "Rapport PINCZON du SEL" peut être consulté dans les différentes antennes du Service Historique de la Défense, Département Marine, Vincennes, Cherbourg, Brest, Lorient, Rochefort, Toulon. Alain Bohée, chercheur indépendant de Pleubian, a complété cet inventaire par des recherches approfondies, en archives et sur le terrain, entre 1984 et 2003 (34 constructions dénombrées et décrites précisément, fig. n° 3 et 4). Il a ainsi pu constater le glissement et la destruction par l'érosion du bord de la micro-falaise d'un blockhaus pour mitrailleuse sur la côte Ouest de l'île. Quatre ouvrages militaires (repères 2, 19, 21 et 22 sur la carte, fig. n° 3 et 4 en illustration) au Nord de l'île ont souffert de l'explosion des munitions après la Libération. Dans l'ensemble, les ouvrages ont été ferraillés (concession des Domaines) ; il ne subsiste que deux ou trois blindages à des embrasures de défense d'accès. L'association G.E.R.F.A.U.T, 'Groupe d'Etudes et de Recherches des Fortifications allemandes et des Unités sur le Terrain' a aussi réalisé un inventaire de ces fortification et a pu en repérer un certain nombre (38) au début du 21ème siècle. L'isthme qui rattache l'île au continent est à mettre à l'actif des travaux de logistique effectués par l'occupant entre 1942 et 1944 ainsi que la petite jetée, à l'Est de l'île.Les principaux blockhaus localisés et repérés ont pu être identifiés et caractérisés grâce au catalogue des constructions allemandes préétablies ('Regelbauten'). Plusieurs tétraèdres en béton ont aussi été repérés sur la plage de l'île à Bois, en Kermouster (non étudiés).Cinq ouvrages fortifiés ont été étudiés précisément : le poste de commandement, la casemate type H 667, l'abri pour canons, un tobrouck et la réserve d'eau.
Auteur(s) du descriptif : Prigent Guy

Par : L'inventaire du patrimoine

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