Patrimoine de Plouaret

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Plouaret - Calvaire
"CALVAIRE gran. Mace circul; + partie octogon+ fut carré à char + croix fonte"

Par : Dastum

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Route (voie romaine)
Le réseau des voies romaines rayonne autour du Yaudet, ancien chef-lieu de l'évêché de Tréguier, à cause de son importance militaire dès le 3ème siècle.Marquée par le milliaire que les premiers Bretons ont pris pour une stèle païenne et qu'ils ont christianisé en s'en servant comme d'appui pour le mur du cimetière de Ploulec'h (la paroisse de la stèle), l'une de ces voies rejoint le fortin de Saint-Mathieu en Plouaret, près de la fontaine duquel fut trouvé au 16ème siècle le Cavalier à l'Anguipède qui orne maintenant la place du bourg, et de là va sur Carhaix. Une autre se dirige vers la Lieue de Grève et la franchit au niveau des plus basses mers actuelles, là où probablement, au moins pendant les trois premiers siècles de la Gaule romaine, un cordon littoral sableux fermait une forêt marécageuse dont on retrouve des restes de temps à autre. Une troisième voie se dirigeait vers l'est, pour rejoindre Corseul et Rennes ; c'est celle-là qui allait franchir le Léguer à Lannion, plus précisément à Buzulzo, là où la difficulté du passage était divisée grâce à la confluence du ruisseau de Min-Rand. Jalonnée de croix de chemins, formée sur les plateaux par de longs tronçons rectilignes, on la suit aisément à l'est de Lannion vers Runan, et dans le lit du Guindy, il reste quelques éléments du pont par lequel elle le franchissait. Mais l'embryon qui donnera plus tard naissance à Lannion n'est sans doute alors qu'une taverne entre les deux ponts, à laquelle se joindra plus tard une chapelle dédiée à Saint-Christophe, patron des traversées difficiles.Le fait déterminant qui va rompre la continuité de l´emploi du site du Yaudet, mais qui ne portera tous ses fruits que bien des siècles plus tard, c´est la montée assez brutale du niveau de la mer qui se produit à partir de la seconde moitié du 3ème siècle (avant cette date, on pouvait traverser le gué du Yaudet à basse mer). Il devient de plus en plus difficile de franchir le Yaudet et on délaisse la route directe vers Perros-Guirec, le cordon littoral de la Lieue de Grève est rompu, la forêt est envahie par la mer, et la route vers l´ouest est coupée. Cette montée des eaux eut certainement des conséquences historiques sur le rôle urbain et maritime du Yaudet, qui va devoir céder sa place à Lannion (d´après les travaux de Jean-Pierre Pinot).
Auteur(s) du descriptif : Prigent Guy

Par : L'inventaire du patrimoine

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Manoir puis maison de notable de Keranré (Plouaret
De plan rectangulaire orienté est, cet édifice de type ternaire, construit en moellon de granite, et enduit en façade antérieure, est doté d´une travée axiale en léger ressaut surmonté d´un fronton-pignon triangulaire percé d'un oculus. Les entourages des ouvertures, chaînes d´angle et corniches sont en granite gris contrastant avec l´enduit ocre. L´édifice est doté d´un appentis arrière sur toute sa largeur venant englober la tour d´escalier en demi hors œuvre. Toit à croupes, lucarnes à fronton-pignon triangulaire.Cet ensemble bâti ancien, à la fois résidence seigneuriale et exploitation agricole, est situé à 3800 mètres au nord-est du bourg de Plouaret et à 103 mètres d´altitude. Il est situé à proximité immédiate d´une source qui alimente un petit affluent du ruisseau de Kerlouzouen. Le toponyme est orthographié "Kanré" (Keranré) sur le cadastre de 1835 et se nomme aujourd´hui "Keranré". Dans les archives, on le trouve également écrit "Keranrais" ou "Keranraiz". Il est formé de "Kêr" qui signifie le village, le lieu habité. Le manoir est isolé dans la campagne ; on y accède depuis le bourg de Plouaret par le chemin de Plounévez puis par deux allées se coupant à angle droit : l´une orientée vers le nord, l´autre filant vers l´est. Un colombier se dressait à 300 mètres au nord.Le manoir de Keranré a été fondé par la famille de Keranraiz (sieur dudit lieu, paroisse de Plouaret ; sieur de la Rigaudière, sieur de Coatcanton, paroisse de Melguen ; sieur de Kervastar, paroisse d´Elliant ; sieur de Coëtrédan, de Runfao, paroisse de Ploubezre). Ces seigneurs blasonnaient "Vairé d´argent et de gueules" et leur devise était : "Raiz pé bar" qui signifie "Ras ou comble). Ils disposaient d´une chapelle à l´église paroissiale de Plouaret où deux sablières sont sculptées aux armes de la famille de Keranré.La seigneurie a également appartenu aux familles :- de Bois Eon, sieur et comte dudit lieu en 1617, paroisse de Lanmeur ; sieur de Keranraiz (de 1699 à 1736), paroisse de Plouaret dont les armoiries sont "D´azur au chevron d´argent accompagné de trois têtes de léopard d´or".- Hay (ramage de la Guerche), sieur du Breil, paroisse de Saint Gilles ; sieur de Keranrais (2e moitié du 18e siècle), paroisse de Plouaret dont les armoiries sont "De sable au lion morné d´argent (sceau 1298)". Vers 1780, le manoir, qui dispose d´un droit de moyenne justice, appartient à monsieur de Bonteville.Le manoir primitif de Keranré est décrit par Benjamin-Philibert Jollivet comme ruiné vers 1859. L´étude du cadastre ancien révèle que l´édifice a été déplacé et entièrement reconstruit même si on observe la présence en façade postérieure d´une tour d´escalier en demi hors oeuvre. Le volume et les éléments stylistiques de facture néoclassique de l´édifice actuel permettent de le dater du 4e quart du 19e siècle.
Auteur(s) du descriptif : Lécuillier Guillaume

Par : L'inventaire du patrimoine

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Le cavalier et l'anguipède / Par J. Trévédy
Article de 1889 faisant un état des découvertes de groupes sculptés représentant un cavalier assaillant un anguipède, créature légendaire de la mythologie gauloise dont le corps finit en queue de serpent.

Par : Médiathèques de Quimper Br

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Cantiq voar Mission Plouaret [suivi de] Cantiq an
Feuille volante dont le titre peut être traduit comme suit : "Cantique de la Mission de Plouaret [suivi du] Cantique de l’Ave Maria [et du] Nouveau cantique pour le Salut".

Par : Médiathèques de Quimper Br

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Cantic evit Mission Scrignac [suivi de] Cantiq voa
Feuille volante dont le titre peut être traduit comme suit : "Cantique pour la Mission à Scrignac [suivi du] Cantique pour la Mission de Plouaret [du] Cantique de l’Ave Maria [et du] Nouveau cantique pour le Salut ".

Par : Médiathèques de Quimper Br

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Allocution de Mgr l'Evêque de Saint-Brieuc et Trég

Par : Gallica

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Plouaret ; l’église

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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Plouaret? ; chapelle de la Trinité

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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Plouaret - Pignon / Appareillage
PIGNON Grd appareillage granit

Par : Dastum

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Plouaret ; statue cheval piétinant un dragon

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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Francois-Marie Luzel, grand collecteur de chansons

Par : Dastum

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Perak faot deoc'h c'hwi a ouel

Par : Dastum

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Ar plac'h yaouank laeret gant ur martolod

Par : Dastum

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La tour de l’église de Plouaret
La construction, commencée en 1554, est de style renaissance. La Tour, de section carrée à la base, comporte quatre niveaux. Un escalier à vis de pas à droite permet d’accéder aux différents étages. Dans l’ordre croissant on trouve l’horloge puis les quatre cloches ainsi que les deux chemins de ronde. Ces éléments ont longtemps rythmé la vie des Plouaretais.

Par : L'ARSSAT

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Environs de Plouaret - Château de Guernachay. L'An
Numérisé par le partenaire. Appartient à l’ensemble documentaire : GMBrst001. Carte postale

Par : Yroise - bibliothèque numé

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Plouaret. - Manoir de Guernachanay : façade arrièr
Date : 1984. Fonds : Gwyn Meirion Jones

Par : Archives départementales d

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Dolmen (?) et pressoir de Crec'h an Hu (Plouaret)
Le dolmen de Crec'h an Hu n´est pas signalé sur la carte archéologique. Il s'agit vraisemblablement d'un chaos granitique appelé, à tort "dolmen" en raison de sa ressemblance avec un monument mégalithique. L´ensemble de ce site a également servi de carrière à plusieurs époques. Des traces de débit sont visibles en plusieurs points notamment à proximité immédiate du pressoir.
Auteur(s) du descriptif : Lécuillier Guillaume

Par : L'inventaire du patrimoine

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Manifestations d'agriculteurs
Ar Vretoned o tifuni - Manifestation d’agriculteurs Réalisateur : Roger Laouénan Format : 9.5mm – noir et blanc – muet – 11’44“ – 1962 Les paysans du Léon et du Tréguor manifestent à l’instigation de la FNSEA et demandent l’application immédiate de la loi d’orientation agricole. Alexis Gourvennec intervient à Pontivy lors de la réunion "Loi programme pour la Bretagne". A Plouaret, Edgar Pisani (ministre à l'époque) rencontre les syndicalistes.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Plouaret (Cotes du Nord) : Chapelle des Sept Saint

Par : Dastum

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Poull Kannan - Au lavoir d'antan
C'est avec une joie communicative que Christiane et Thérèse retournent avec leur brouette au lavoir de leur jeunesse. Tout en lavant leur linge comme autrefois, elles évoquent en breton les bons souvenirs de cette époque révolue. Suivons les sans hésiter pour ce charmant voyage dans le temps autour du lavoir de Coat Roué en Plouaret ...

Par : TV Trégor

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A bas la vieille gare !
Il y a 20 ans, en janvier 2000, on procédait à la destruction de l'ancienne gare de Lannion sous les "yeux ébahis" de la toute nouvelle gare qui sortait de terre à quelques mètres de là. Il y avait aussi, là, un homme très ému qui assistait à ce spectacle. Il s'agissait de Jean Tazé, élu de Lannion et fervent défenseur de la ligne Plouaret-Lannion. Cette petite révolution ferroviaire locale était en effet un peu son œuvre puisqu'il s'était battu farouchement pour que le prestigieux TGV arrive au cœur de la capitale du Trégor. Et aujourd'hui, en janvier 2020, c'est toujours le cas. Pourvu que ça dure. Nous vous laissons donc visionner ce court témoignage d'un moment important de la vie de Lannion et vous donnons rendez-vous en fin juin 2020 pour évoquer, toujours en images, l'inauguration officielle de la nouvelle gare (30 juin 2000) et l'arrivée du premier TGV. Lannionais nostalgiques, sortez vos mouchoirs ...

Par : TV Trégor

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Ur Feunteun anvet Anjela - Plateau TV sur Anjela D
Eus menaj Traoñ an Dour da bed al lennegezh. - De la ferme de Traoñ an Dour au monde de la littérature. C'est en décembre 1991, dix ans après le décès de la poétesse Anjela Duval, que l'association culturelle Traoñ an Dour, du nom de la ferme d'Anjela Duval au Vieux-Marché, organisait un plateau-télé animé par les journalistes Fañch Broudic et Roger Laouénan. Ce débat avait rassemblé des membres de la famille d'Anjela, des voisins et des amis ainsi que des défenseurs de la langue bretonne qui rendaient hommage à un écrivain de premier plan. En novembre 2021, les communes du Vieux-Marché et de Plouaret se sont unies pour un nouvel hommage, hommage que la médiathèque de Lannion, dépositaire du fonds des manuscrits d'Anjela Duval, a complété par une exposition et différentes animations. Retrouvons le monde d'Anjela Duval dans ce plateau-télé de 1991 filmé par Trégor-Vidéo ainsi que deux poèmes lus par Yann-Bêr Piriou et filmés par TV-Trégor

Par : TV Trégor

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Ardoisières de Cô (Ploërmel)
Période d'exploitation : 1927-1980Le gisement de Cô est constitué d’une veine verticale d’environ 20 mètres de large, orientée est-ouest. Le matériau exploitable se trouve à partir de 25 mètres de profondeur. Il s’agit d’un schiste du Briovérien. Caux n°4 : A 52 mètres du chemin n°8. Parcelle K 125.Puits n°1 : A 65 mètres du chemin 8 Ploermel-MonterreinParcelle : YE 87Excavation de 40 mètres sur 30 mètres, située entre la route (CD n°8) et les premiers bâtiments de ferme, fermée par un grillage de 1,5 mètres de haut fixé sur des poteaux en ciment côté est et sud et de plaques de ciment de 2 mètres de haut sur les deux autres côtés. Elle est entourée de déblais ardoisiers formant une butte de 3 mètres de haut. L'excavation est noyée et l'eau est à peu près au niveau de la route. L'ancien château d'eau de Ploërmel, en état médiocre, borde à l'ouest l'excavation et se trouve dans la partie close.Parcelle : YE-244 Puits n°1 de 119 m, foncé en 1927, avec ouverture du 1er niveau d'exploitation comprenant trois chambres Ouest et deux chambres Est, un travers-banc et une recherche en long au nord du puits. L'exploitation s'est effectuée à partir du puits principal n°1, en bancs montants sur remblais à partir du niveau inférieur n°1 et par les chambres 1 et 2 ouest, 1 et 2 est. Au 3ème niveau (89 mètres) : abandon de la chambre 2 ouest. Au 4ème niveau (71 mètres) (1965), ouverture des chambres 3 et 4 est, la 4 est étant rapidement abandonnée. Un travers-banc de recherche de 25 mètres vers le Nord; un travers-banc du puits vers le Sud arrêté à 10 mètres au sud de la chambre 1 ouest. Au 5ème niveau : chute de voûte dans la chambre 1 ouest qui est arrêtée Au 6ème niveau : trois chambres est. Chaque chambre a une superficie de 500 à 550 m2. Actuellement, le puits est recouvert d'une dalle en béton de 0,2 mètre d'épaisseur et de 6 sur 8 mètres de section. Elle présente un trou d'homme actuellement recouvert par une grosse dalle de schiste impossible à déplacer sans engin. La dalle bétonnée est en bon état. Le puits est noyé (d'après témoignages) mais le niveau n'est pas contrôlable. Vieux fond : Période d'exploitation : 1883-1926. Parcelle : YE-163.Excavation en eau formant un étang assez vaste (80 mètres sur 20 mètres). D'après un témoignage, il y aurait un "trou" dans sa partie est. L'eau est subaffleurante et s'écoule vers l'ouest à travers la digue de déblais qui porte le chemin. Les bords de l'étang sont constitués de schistes et de terre. Instabilité des terrains : du côté sud-est, l'étang est bordé de grandes dalles de schistes instables. Puits de recherche :Période d'exploitation : 1927-1980. Parcelle : YE-163.Puits de 65,6 mètres de profondeur initiale avec une chambre (6ème niveau); actuellement couvert d'une dalle en béton de 0,2 mètres d'épaisseur et de 5 sur 7 mètres de section. Le côté sud est entouré de barbelés (5 rangs sur 1,20 mètres de haut, poteaux en bois), les trois autres côtés sont dissimulés dans les ronces. La dalle a l'air en moins bon état que celle du puits n°1 et couverte de mousse. Un trou, sans doute pour faire des mesures de niveau d'eau, est percé dans la dalle (diamètre 0,2 m). Ancien fonds n°2 :Période d'exploitation : 1883-1926. Parcelle : YE-245.A 50 mètres à l’ouest du puits n°1. Puits bouteille de 63 mètres de profondeur à l’origine. Il mesure 5 mètres sur 12 mètres et un front de taille de 2 mètres de haut. Il est noyé. Ancien fond n°4 :Période d'exploitation : 1883-1926. Parcelle : YE-245-163.Grande excavation de 50 sur 30 mètres, noyée et entourée de déchets d’exploitation. Bâtiments : Usine à gazUn bureau, perpendiculaire à l’usineUn hangar de grande dimension : 25 mètres sur 10 mètres aux murs et aux toitures en bon état Chaudières pour charbon de boisLes ardoisières de Cô sont situées sur d’anciennes landes (Caux ou Cô). Elles ont connu deux phases d’exploitation. Des années 1840 aux années 1920, elles sont exploitées par différents propriétaires travaillant sur des parcelles mitoyennes. C’est à partir de 1927, date de la reprise du site par la commission des ardoisières d’Angers, qu’elles vont connaître un réel développement industriel. Elles seront en activité jusqu’en 1980. Les ardoisières de Cô sont un cas très particulier : il s’agit de nombreuses excavations, exploitées parallèlement ou successivement sur des parcelles étroites formant les landes de Caux. Il est donc très difficile d’établir une liste de propriétaires et un historique pour une ardoisière en particulier, en tout cas pour la première période d’exploitation. La maison Herpe-Ubermuhlen, qui exploite les ardoisières de Cô aurait été fondée en 1840. Ces deux familles devaient exploiter plusieurs excavations avant de s’étendre au fur et à mesure sur tout le site jusqu’à une ardoisière unique composée de plusieurs fonds. En 1855, Mathurin Guillemet (Guilmet) reprend la carrière à ciel ouvert. Il loue le terrain à Jean Perichot pour 180 francs et 2000 ardoises par an.En 1860, Jacques Gropin (Grossin ?) et Jean-Louis Chefdor déclarent l’ouverture d’une ardoisière à ciel ouvert, sur un terrain appartenant à Marie-Françoise Jourdan, veuve de Jean-François Périchot. En 1862, MM. Chefdor et Gropin sont mis en demeure de terminer un mur entourant leur ardoisière. Ils abandonnent finalement l’ardoisière (L 978).Le 26 avril 1864, une nouvelle ardoisière est déclarée, exploitée à ciel ouvert et souterrainement sur la parcelle 164. L’excavation mesure 2,70 mètres de long sur 2,30 mètres de large et 6,70 mètres de profondeur.Le 10 avril 1865, Richard Mathurin déclare une ardoisière au Clos de Cô. En 1897, MM. Ubermuhlen et Le Coroller déclarent 2 ardoisières (3 et 4) transformées en 1 et 2 (parcelle K 16). En 1906, M. Le Coroller se déclare seul et comme exploitant à ciel ouvert. En 1900, M. Ubermuhlen possède trois machines à vapeur qu’il a acheté à M. Malaboeuf, cultivateur à Guégon et les deux autres à Jean Gilard, carrier à Augan. La première est une machine à chaudière horizontale tubulaire, à foyer vertical, éprouvée le 27 mars 1891. La deuxième est une machine à chaudière horizontale tubulaire, à retour de flamme, foyer intérieur, éprouvée le 27 avril 1894. La troisième est une machine à chaudière horizontale tubulaire, à foyer vertical, éprouvée le 9 mai 1898. Il déclare que ces machines vont servir non seulement à mouvoir les treuils des carrières mais aussi à battre les grains. Peut-être prête-t-il une de ses machines à des agriculteurs des environs. Le 30 octobre 1909, un effondrement englouti deux maisons, dont celle occupée par François Guillon (63 ans). La carrière en question avait été évacuée fin juillet. L’excavation mesurait 12 mètres sur 8 mètres et 115 mètres de profondeur. Il a été jugé impossible de tenter un sauvetage de M. Guillon, au vu de la dangerosité de la situation. En 1910, une vieille carrière qui avait été abandonnée et comblée en 1871, est de nouveau ouverte, sous le nom de Cô n°4. En 1911, Bernard Le Coroller exploite de manière souterraine une excavation de 60 mètres de profondeur dans une ouverture de 5 mètres sur 6 mètres. Après exploitation, cette excavation servira de puisard pour les eaux de Caux n°4.Caux n°4 : en 1912, c’est une excavation entièrement à ciel ouvert de 30 mètres sur 18 mètres qui est en période préparatoire. Elle est exploitée par Bernard Le Coroller (ainsi que Caux n°2). En 1921, il reprend (?) à ciel ouvert (parcelle K 125). En 1927, M. Le Coroller n’est plus depuis au moins 1925, l’exploitant des ardoisières de Cô. Il est devenu pharmacien à Plouaret (22) et il doit être remplacé à son poste de membre de la Commission locale de retraite des ouvriers ardoisiers. Il sera remplacé par M. Le Garrec, exploitant des ardoisières de Guernanic. Les ardoisières de Cô ont été reprises par la Commission des Ardoisières d’Angers.Le puits n°1 est foncé jusqu’à 125 mètres de profondeur, où cinq chambres ont été ouvertes : trois à l’ouest et deux à l’est. Leur superficie est comprise entre 250 et 500 m². Les chambres sont séparées par des bardeaux de 15 et 20 mètres d’épaisseur. Les chambres ouest et les vieux fonds n°2 et n°4 ont des bardeaux de 70 mètres d’épaisseur. L’exploitation se fait en remontant. Il existait alors, un chevalement, un treuil, une centrale et une scierie.Le puits n°1 bis est un puits de recherche de 41 mètres de profondeur, situé à 120 mètres à l’est du puits n°1. Les travaux s’arrêtent fin 1928. En 1930, l’ardoisière emploie 60 ouvriers. Une demande de création d’une société de secours est réalisée. En 1932, la Commission des ardoisières d’Angers est représentée par le directeur : M. de Silans (?). Des clôtures défensives sont installées autour des puits n°1 et n°1 bis. Les deux puits sont fermés par des trappes de madriers jointifs, cloués sur de fortes traverses. Les pieds des chevalements sont reliés à leurs parties inférieures par trois ou quatre câbles d’acier maintenus par des rails verticaux.En 1947, un puits est foncé à l’est du premier, jusqu’à 65 mètres de profondeur, ainsi qu’une chambre. Le puits n°1 qui avait été délaissé, est dénoyé. L’exploitation reprend dans les chambres 1 et 2 à l’ouest et 1 et 2 à l’est. La chambre 3 ouest est abandonnée car elle est trop proche du fond n°2. En 1965, les chambres 3 et 4 est, sont ouvertes. La chambre 4 est vite abandonnée en raison de la fracturation du schiste. En 1971, la chute d’une partie de la voute de la chambre 1 ouest en interrompt l’exploitation. A partir de là, seules les chambres 1, 2 et 3 est seront exploitées. La S.A des ardoisières d’Angers arrête définitivement l’exploitation le 18 juillet 1980.
Auteur(s) du descriptif : Gourmelen Lena ; Vozza Mathilde

Par : L'inventaire du patrimoine

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