Patrimoine de Plouaret

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Don de Martha Lindner
Plouaret, église du 16e siècle

Par : Archives municipales de Sa

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Monument aux morts (1914-1918 ; 1939-1945 ; 1954-1
Edicule en granite en forme d'obélisque sommé d'un coq gaulois en fonte moulée. Il est encadré de deux mortiers français de 58 n° 2 dits "Crapouillot" de l´armée française. Le monument porte sur sa face ouest une inscription commémorative : "AUX ENFANTS DE PLOUARET MORTS POUR LA PATRIE" et la date "1914-1918". L'obélisque est agrémentée d'un décor sculpté en haut-relief : la croix de guerre (croix à quatre branches, deux épées croisées ornée d'une couronne de lauriers), deux drapeaux croisés en berne, un casque de poilu orné de feuilles de laurier (symbole de la victoire) et une croix latine.Une plaque en marbre disposée verticalement porte l´inscription "1939-1945" et la liste des victimes. Une seconde plaque porte l´inscription : "A.F.N. 1954-1962 LE ROUZIC H MORVAN J-Y".Le monument aux morts de la première Guerre mondiale de Plouaret (1914-1918), de la seconde Guerre mondiale (1939-1945) et de l'Afrique française du Nord est situé au sud de la place de l´Eglise, il a été élevé en 1920.
Auteur(s) du descriptif : Lécuillier Guillaume

Par : L'inventaire du patrimoine

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Ferme de Guergarellou (Plouaret)
Il s´agit d´un bâtiment à deux corps. Le corps longitudinal est orienté vers le sud-est. Il est construits en moellon et en pierre de taille de granite et est couvert d´un toit à longs pans en ardoise ; pignons couverts. L´élévation antérieure présente plusieurs remaniements (remontage, percement de fenêtres : ?) qui compliquent la datation de l´édifice. Les souches de cheminée ont également été reconstruites.En l´état, il est composé d´un alignement de deux logis : - à droite, un logis à une pièce au rez-de-chaussée (porte en arc brisé et fenêtre rectangulaire) et à une pièce à feu à l´étage (fenêtre rectangulaire et oculus percé dans le pignon est). Ces éléments, ainsi que la présence d´une cheminée ouvragée permettent de dater le logis de la fin du 16e siècle ou du début du 17e siècle. - à gauche, un logis à deux pièces au rez-de-chaussée (?), accès antérieur latéral (porte à piédroits chanfreinés et linteau en arc segmentaire délardé ; deux fenêtres rectangulaires dont l´une, réutilise un linteau orné d´une accolade) et un étage carré doté d´une pièce à feu. La cheminée est engagée dans le pignon ouest en position centrale et son manteau porte le monogramme du Christ (IHS). Le logis semble dater de la fin du 17e siècle ou du 18e siècle mais a été remanié.Le corps transversal est orienté vers l´ouest-sud-ouest. Il est élevé en moellon équarri à l´exception de l´encadrement des ouvertures et des chaînes d´angle en pierre de taille de granite. Accès antérieur latéral et fenêtre rectangulaire au rez-de-chaussée ; étage carré à deux fenêtres rectangulaires. Il est couvert d´un toit à longs pans en ardoise ; pignon nord couvert. Sa façade postérieure a été récemment remaniée (percement d´une double baie). Dans cette façade, orientée à l´est, des os d´animaux sont fichés dans les assises du mur à intervalle régulier. Ils servaient probablement de support à un treillage, c'est-à-dire à des lattes en bois qui se croisent et forment des parallélogrammes. Ce logis est datable des années 1820.La grange est construite en pierre de taille de granite. Elle est dotée d´une porte charretière à deux piliers monolithes en pierre de taille (l'un a disparu), encadrée de chaque côté, par une fenêtre rectangulaire. Toit à longs pans ; pignons couverts ; sablière sculptée.Cet ensemble bâti à vocation agricole est situé à 1 700 mètres au sud du bourg de Plouaret et à 136 mètres d´altitude. Il se trouve à 300 mètres à l´ouest du Saint-Ethurien. Le toponyme est orthographié "Guergarellan" sur le cadastre de 1835, "Kergarellan" sur la carte d'État-Major établie au 19e siècle et s´écrit aujourd´hui Guergarellou. Il est vraisemblablement formé de "Kêr" qui signifie le village, le lieu habité. On y vient par le nord depuis le chemin allant de Pladen en Plouaret, au bourg de Le Vieux Marché ou, depuis l´ouest, par le chemin de la croix de Plas Kerru (à 250 mètres, elle est située en bordure est de la route de Plounévez à Lannion). La cour de la ferme est accessible par le nord-est. Le bâtiment à usage d´habitation en L, la dépendance ouest et la grange au sud figurent sur le cadastre ancien, ils sont antérieurs à 1835. La construction des trois logis s´échelonne entre la fin du 16e siècle et le début du 19e siècle. Le bâtiment sud, dont la façade antérieure est orientée à l´ouest, est datable du 3e quart du 19e siècle.
Auteur(s) du descriptif : Lécuillier Guillaume

Par : L'inventaire du patrimoine

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Ferme à La Garenne (Plouaret)
De plan rectangulaire orienté vers le sud, ce logis de type ternaire à cinq travées de baies régulières en façade antérieure est construit en pierre de taille de granite de moyen appareil (en élévation antérieure) et couvert d´un toit à longs pans en ardoise ; pignons couverts ; souches de cheminée moulurées. Accès antérieur central et baies pourvus d´un linteau en arc segmentaire. Les pierres situées au dessus de la fenêtre centrale de l´étage carré porte le millésime 1810 et l´inscription suivante : F.F.P. [fait faire pour] : P.re [Pierre] YVES LE MORVAN ; M.rie [Marie] J.ne [Jeanne] LUZEL SA F.ME [femme].Etable en retour d´équerre nord (parallèle à la route) construite en moellon de granite.Située au nord du logis, la grange est construite en moellon et en pierre de taille de granite. Elle est dotée d´une porte charretière à un pilier monolithe en granite portant le millésime 1805 et a été agrandie par l´est et dotée d´une seconde porte charretière.Puits de type trégorrois couvert d'une croupe ronde appareillée en maçonnerie de moellon de granite.Cet ensemble bâti à vocation agricole, en bordure est de la route départementale n° 11, est situé à 2 600 mètres au sud-ouest du bourg de Plouaret et à 165 mètres d´altitude. Le toponyme français "la Garenne" vient du breton "Gwaremm" qui signifie "le terrain pierreux à flanc de coteau". Le point d´eau le plus proche se trouve à 200 mètres à l´ouest (ce dernier alimente un petit affluent du ruisseau de Roscoat). Associée au toponyme "Le Goarem" (forme française) sur le cadastre de 1835, la ferme se situe à l´écart (à 200 m à l´ouest) du chemin de Saint Carré au bourg de Plouaret. Cette voie de communication passait par "Croas an Coty", "Croas Saint-Julien" (situé au nord immédiat du hameau de Saint-Julien), "Croas Loguivy" et Croaz Kdanez (Kerdanet) avant d´arriver au bourg en passant devant la chapelle Sainte-Barbe. On accède à cette époque uniquement à la ferme par le nord ; le chemin longeant la cour se trouvait en lieu et place de l´actuelle route départementale. Une dépendance subsiste encore aujourd´hui de l´autre côté de celle-ci. Le logis de la ferme a été construit en 1810 pour Pierre Yves Le Morvan et sa femme Marie-Jeanne Luzel dont le mariage a été célébré le 27/02/1802 à Plouaret. Sa deuxième épouse est Jeanne le Fustec (mariage célébré le 25/09/1816 à Plouaret). L´étable date du début du 19e siècle. La grange a été élevée en 1805.
Auteur(s) du descriptif : Lécuillier Guillaume

Par : L'inventaire du patrimoine

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Ferme de Kerguib (Plouaret)
Orienté vers le sud, ce logis de ferme, de plan rectangulaire massé et à deux pièces au rez-de-chaussée a été construit en moellon de granite à l´exception des encadrements des ouvertures et des chaînages d´angle en pierre de taille. L'élévation antérieure a gardé ses ouvertures originelles : deux fenêtres et une porte centrale. Si le linteau de la porte porte le millésime 1922, le linteau de la fenêtre porte l´inscription suivante : "EVEN JH GUILLERM" et nous informe sur les commanditaires. Toit à longs pans sur pignons couverts.Le logis se compose aujourd´hui d´un couloir central, d´une pièce à feu à l´est : la salle commune, et d´une chambre sans foyer ; le tout étant séparé par des cloisons en bois. L´étage de comble, accessible depuis l´intérieur est destiné dès l´origine au stockage des récoltes, il a été rendus habitable par la pose de fenêtres de toit.Cette ferme est située à 3 600 mètres au sud du bourg de Plouaret et à 148 mètres d´altitude. Elle se trouve à environ 200 mètres à l´ouest du Saint-Ethurien et du moulin de Kerdalem (ruiniforme). Le village le plus proche est Saint-Carré sur la commune de Lanvellec. Quatre bâtiments figurent sur le cadastre de 1835 associés au toponyme "Kgruib" (Kerguib). L´ensemble se compose aujourd´hui d´un logis accosté d´une grange à l´ouest, d´une étable construite dans les années 1940, de deux grands hangars (datant des années 1960) et d´un petit logis désaffecté servant de remise. Ce dernier datant du 17e siècle, a été remanié au 19e siècle. Selon une source orale, une famille de 6 personnes y habitait vers 1950.Le logis principal, toujours habité, a été construit en 1922 pour le couple Even et Guillerm. Les bâtiments, à l´exception des hangars, se répartissent au nord de la cour. Elle est accessible, à l´ouest par un chemin de communication.
Auteur(s) du descriptif : Lécuillier Guillaume

Par : L'inventaire du patrimoine

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Manoir de Le Launay (Ploubezre)
Le grand logis à étage a conservé sa composition en longueur d'origine de la première moitié du 15e siècle qui rappelle celle de Kerdeozer à Pleudaniel (22). Chacune des cinq pièces du rez-de-chaussée, deux salles aux extrémités encadrant des pièces annexes et une pièce médiane sans feu, était pourvue d'un accès direct depuis la cour. La porte de la pièce médiane a été murée et flanquée sur sa gauche par une fenêtre au 19e siècle, qui remplace un four également muré. Malgré ces remaniements, cette façade se caractérise par la qualité de ces percements anciens en particulier la fenêtre de la salle de gauche au rez-de-chaussée, seule à être pourvue d'un larmier à retours sur consoles anthropomorphes ainsi que les cinq baies de l'étage ornés d'anses en têtes pointues trilobées qui rappellent les baies du manoir de Keradraou à Troguéry (22). La façade postérieure a été bien davantage transformée mais elle était également dès l'origine pourvue de baies à croisées de pierre, d'un modèle simple et aussi probablement en moindre nombre. Les pièces du rez-de-chaussée et de l'étage à gauche, qui correspondent à la zone moyenne du logis, probablement une salle surmontée d'une autre ont conservé leurs anciennes cheminées à jambages moulurées ou colonnettes, chapiteaux à feuillage consoles et tablettes latérales. La charpente à liens courbes et poinçon polygonal (pièce centrale verticale reliant l'entrait et les arbalétriers) qui surmontait à l'origine directement l'étage est encore visible dans le grenier actuel. Cette dernières - aux poinçons élancés est de grande qualité, le poinçon du milieu de la salle haute sous-charpente est ainsi orné de quatre tours.Cet ensemble bâti ancien, à la fois résidence seigneuriale et exploitation agricole, est situé à 1000 mètres au sud-sud-ouest du bourg de Ploubezre et à 86 mètres au-dessus du niveau de la mer. Il se trouve à proximité immédiate d'un point d'eau comme l'atteste également le toponyme. Le manoir est relativement isolé dans la campagne ; on y accède uniquement depuis la route de Plouaret à Lannion puis par une allée venant du nord-est puis bifurquant à 90 degrés vers le sud-sud-est. Le toponyme est orthographié "Le Launay" sur le cadastre de 1826. En breton, il s'agit du "Maner ar Wern" ou "Gwern" qui signifie "le marais, l’aulnaie, l'aulne...". Les parcelles qui le cernent sont d´assez grandes dimensions comparées au parcellaire paysan. Elles traduisent une action de concentration des terres autour du domaine manorial. Cette résidence seigneuriale a successivement appartenu aux familles : - de Philippe(s) de Coatgoureden, seigneur de Barac'h dont les armoiries sont "De gueules à la fasce d'argent, accompagnée de six annelets d'or" et qui a épousé une Aliette de Launay dans la 2e moitié du 14e siècle. A la Montre de Tréguier en 1481 figure un dénommé Jehan Barach du Launay avec 300 livres de revenu et qui comparaît "en homme d’armes". François Barac'h est dit seigneur du Launay en 1510.- Le Mignot (avant 1667), "d'argent au sautoir de gueules" ;- de Coëtanscours, originaire de Plourin, dont les armoiries "d'argent au chef endenché de gueules" sont peintes dans l'église paroissiale.- Jean-François de La Marche, dernier évêque de Saint-Pol-de-Léon qui a émigré en Angleterre. En l'An 2 (1793), la ferme devenue bien national, est décrite comme comprenant : "une maison principale, cour, grange, soues à porcs, une vieille maison, une maison à four (fournil), puits, grange sur l'aire (à battre), un colombier, un courtil nommé le jardin terre tant chaude que froide, le vieux et grand verger, prairies, des terres froides sous bois, etc.". Faute d'adjudicataire, elle est louée par Jean-François Marie, meunier de Lannion. Le fermage devra être payé en "froment, seigle et avoine" à compter de la prochaine Saint Michel. L'année suivante, c'est finalement le dénommé Yves Allain, juge de paix demeurant à Perros-Guirec qui rachète la ferme pour la somme de 32 450 livres payée à crédit en 10 ans.Au 19e siècle, des ouvertures ont été percées dans la façade arrière afin de donner plus de lumière aux cinq pièces du rez-de-chaussée. Jean-Marie Allain, médecin général du Service de Santé des armées, grand officier de la Légion d'honneur qui fut maire de Ploubezre de 1929 à 1942 en fait sa résidence. Il l'a légué à sa mort à son petit neveu Jean Allain.Depuis quelques années, ce manoir - l'un des plus anciens du Trégor, est devenu une ferme biologique réputée. La ferme familiale du Wern ("le marais ou l’aulnaie") anime un marché de produits de la ferme tous les mardis.
Auteur(s) du descriptif : Lécuillier Guillaume ; Rioult Jean-Jacques

Par : L'inventaire du patrimoine

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Une semaine, une histoire : semaine 42
22 octobre 1961. Edgar Pisani, devenu récemment Ministre de l'Agriculture, se rend à Plouaret, dans les Côtes d'Armor. La situation est très tendue depuis des mois, et les manifestations d'agriculteurs font rage en Bretagne. En 2014 dans les colonnes du Télégramme, l'ancien Ministre se remémorait cet événement : "C'est le premier endroit où, ministre de l'Agriculture, j'ai mis le nez dehors. A la suite d'une maladresse d'organisation, je me suis trouvé face à un mur d'agriculteurs plutôt remontés. On venait visiter un transporteur qui était contesté par le monde paysan. C'était houleux mais pas méchant ni hostile. Soudain, le meneur, qui chauffait l'assemblée, a sauté sur une remorque et a fait un grand discours. Que faire, sinon monter à mon tour sur la remorque et tenir un discours ? On est reparti tous ensemble boire du vin d'Algérie dans une ferme. En chemin, on est tombé sur les forces de l'ordre. C'est là que j'ai dit : il n'y aura jamais de gendarmes entre les paysans et moi !" Roger Laouénan, journaliste et déposant historique de la Cinémathèque, se trouvait sur les lieux et a immortalisé cette rencontre.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Ferme de Run Riou (Plouaret)
Le logis et l´étable, en alignement et orientés au sud-ouest, sont perpendiculaires au chemin d´accès. La cour est accessible par le sud. Au centre de la cour, orienté vers le nord-est, on trouve le puits, intégré aujourd´hui à un bâtiment rectangulaire en parpaings (garage) ; au sud de la cour, orienté au nord-ouest, un alignement de trois dépendances (petit logis, écurie et remise) et au nord-ouest de la cour, une grange à un pilier monoxyle. De l´autre côté du chemin, se dresse le fournil avec son four à pain adossé au pignon est.Le logis, de plan rectangulaire, est construit en moellon équarri et en pierre de taille de granite de moyen appareil (en remploi). Les encadrements des ouvertures (porte et fenêtres), les chaînes d´angle et les souches de cheminée sont réalisés en pierre de taille de granite découpée mécaniquement. Il s´agit d´un logis à accès antérieur central, à deux pièces au rez-de-chaussée. Elles sont chacune dotées d´une cheminée adossée au mur pignon en position centrale. La poutraison attire l´attention : deux grosses poutres disposées longitudinalement (s´agit-il également d´un remploi ?), portent des poutres transversales de section 10 cm x 20 cm environ. L´une des grosses poutres porte le millésime 1848. Le couloir central de distribution donne accès, via un escalier, à l´étage de comble à surcroît destiné au stockage des récoltes mais aussi au vaste grenier de l´appentis arrière. Le logis est couvert d'un toit à longs pans en ardoise artificielle à pignon couvert. Il est accosté au nord par un logis enduit (non étudié) de construction plus récente.L´étable est élevée en moellon équarri et en pierre de taille de granite de moyen appareil (en remploi). Elle comporte deux accès (au nord, une porte en plein cintre et au sud, une porte rectangulaire) et trois petits jours. Le comble à surcroît est accessible par deux ouvertures rectangulaires.Cette ferme est située à 1 300 mètres au sud du bourg de Plouaret et à 134 mètres d´altitude. Au lieu-dit "Run Riou", se dresse déjà en 1835 un ensemble composé de sept bâtiments (logis et dépendances forment un grand L). Un chemin permettait de rattraper la route de Lannion et de rejoindre le bourg directement par le nord (aujourd´hui, la ferme est en impasse). Juste au sud, passe le chemin allant de Pladen en Plouaret, au bourg de Le Vieux Marché. Sur cet axe, à moins de 250 mètres à l´ouest se trouve un moulin et un pont : le pont Meur ("Milin Pont Meur"), qui permet de franchir le Saint-Ethurien. C´était un lieu de passage important.Si le parcellaire est toujours le même, le logis de la ferme a été détruit et reconstruit en 1848. Dans l´alignement au sud, se dresse l´étable reconstruite à la même période tout comme la grange. Le puits et le fournil, figurant sur le cadastre de 1835, ont été conservés. Ils datent vraisemblablement de la fin du 18e siècle ou du tout début du 19e siècle. De nombreux éléments de remploi, datables du 17e siècle, sont visibles : porte en plein cintre, linteau monolithe à chanfrein orné d´une double accolade, piédroits chanfreinés et deux têtes humaines sculptées en haut-relief représentant un homme (au dessus de la porte sud de l´étable) et une femme (dans la maçonnerie du puits, à gauche du linteau). A signaler : selon le cadastre ancien, une petite pièce d´eau de forme rectangulaire (fontaine, routoir : ?) se trouve à l´ouest, à égale distance de la ferme et du bassin de retenue du moulin. La zone, envahie par la végétation, n´a pas été visitée.
Auteur(s) du descriptif : Lécuillier Guillaume

Par : L'inventaire du patrimoine

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Groupe sculpté : cavalier à l'Anguipède (Plouaret)
Sculpture monolithe en granite à grain fin, légèrement ocre jaune, de provenance locale d'une hauteur de 88 cm pour une longueur de 133 cm, représentant un "cavalier au géant anguipède" ou "cavalier à l'Anguipède". Le groupe sculpté de Plouaret représente le dieu-cavalier Jupiter sur son cheval foulant un monstre de sexe féminin (la poitrine en avant) de forme mi-humaine, mi-animale dont les jambes se terminent en queue de serpent (d´où le nom d´"anguipède"), sur un socle quadrangulaire. Le cavalier, vêtu d´un court manteau et chaussé de bottines, est brisé au-dessus du bassin ; la tête du cheval et celle du monstre sont manquantes. Selon l´historien de l´art, Jean-Yves Eveillard : "le groupe de Plouaret se distingue nettement par sa conception et son exécution de ses homologues quimpérois [...], il est l´oeuvre d´un praticien mois expérimenté et moins audacieux". Ce type de statuaire était le plus souvent installé au sommet d´une colonne (à 3 ou 4 mètres de hauteur) en pleine campagne et à l´écart de toute agglomération. Une voie romaine passe à proximité à l´ouest.Ce groupe sculpté a été trouvé près du hameau de Saint-Mathieu (Sant-Maho) à Plouaret. Le lieu exact de la découverte n´est pas connu, il pourrait s´agir d´un champ denommé en breton "Parc-March Min", littéralement "le champ du cheval de pierre" (parcelles G 1837-1838 du cadastre de 1835) ou du "Prat-Pelletier" (Pré-Pelletier) près d´une source et d´une roche granitique (parcelles 1700-1701). C´est François Marie Luzel, archiviste du Finistère et vice-président de la Société archéologique du Finistère qui informe Jean Trévédy de cette découverte en 1886. Le groupe sculpté dit "le cheval de Saint Mathieu", est alors exposé aux yeux de tous, près de chapelle homonyme. La chapelle Saint Mathieu, ruinée en 1886, mesurait 33 pieds de longueur sur 12 pieds de largeur et comportait une petite chapelle au nord. Jean Trévédy évoque également une fontaine monumentale dont le fronton porte l´inscription suivante : "1581 M. LUCAS GOVERNEUR POUR LORS" et des armoiries martelées. Le "cheval de Saint Mathieu", quoique vestige du paganisme, était vénéré localement, comme saint patron de la chapelle pour ses bienfaits contre les rhumatismes. La statue est finalement déplacée vers 1887 place de l´Église puis sous le porche sud de l'Église au 20e siècle.Elément du patrimoine religieux de l´époque gallo-romaine datable des 2e ou 3e siècle après Jésus-Christ. Ces représentations dites "colonnes de Jupiter aux géants" témoignent des liens avec le nord et l´est de la Gaule (Gaule Belgique ou "Gallia Belgica"), ainsi qu'avec la Germanie (entre la Meuse et le Rhin) où l´on recense près de 160 groupes sculptés du même type. Le dieu romain Jupiter, père des dieux, gouverne la terre et le ciel. Il s´agit ici de "Jupiter Optimus Maximus", littéralement : "Jupiter le meilleur et le plus grand". On peut y voir l´influence de Taranis, dieu celte du ciel et de l'orage, dans la représentation du dieu Jupiter barbu. La Bretagne compte trois autres groupes sculptés représentant un cavalier à l´Anguipède, à Briec (conservé au Musée départemental breton de Quimper), Landudal (en plein air à Buzudic ; en assez mauvais état de conservation) et Plomelin (conservé dans le parc du château de Keraval). Ils se caractérisent par leurs dimensions supérieures à la moyenne. Le cavalier à l´Anguipède de Plomelin est le mieux conservé de Bretagne. Pour Jean-Yves Eveillard : ces groupes taillés étaient "associés à des domaines agricoles dont ils devaient assurer la protection et favoriser la prospérité".
Auteur(s) du descriptif : Lécuillier Guillaume

Par : L'inventaire du patrimoine

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Le cavalier et l'anguipède / Par J. Trévédy
Article de 1889 faisant un état des découvertes de groupes sculptés représentant un cavalier assaillant un anguipède, créature légendaire de la mythologie gauloise dont le corps finit en queue de serpent.

Par : Médiathèques de Quimper Br

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Le groupe équestre de Saint-Mathieu, commune de Pl
Brochure de 1887 relative à un groupe sculpté représentant un cavalier assaillant un anguipède, créature légendaire de la mythologie gauloise dont le corps finit en queue de serpent.

Par : Médiathèques de Quimper Br

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Cantic evit Mission Scrignac [suivi de] Cantiq voa
Feuille volante dont le titre peut être traduit comme suit : "Cantique pour la Mission à Scrignac [suivi du] Cantique pour la Mission de Plouaret [du] Cantique de l’Ave Maria [et du] Nouveau cantique pour le Salut ".

Par : Médiathèques de Quimper Br

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Neventiou, ar bloaz 1961
Des pardons en 1961. Pardon des Terre Neuvas à Saint Malo : défilé d'enfants, de femmes en coiffe du Trégor, la bateau le "MUTIN", bénédiction de la mer. Pardon à Ploubezre : défilé partant de l'église, femme en coiffe du Trégor goëlo, les enfants de choeur. Pardon des sept saints au Vieux-Marché : marche sur un chemin de campagne. Porz-Gwenn, pardon Sant Gonery (Port Blanc) sur l'île de Saint Gildas : le port, embarcation, débarquement, défilé, une statue de Saint. Plouaret, an had pardon : église, manège, course cycliste, spectatrices, discours, arrivée de la course. Fête de la Saint-Yves aux arènes de Lutèce à Paris, pardon Sant Erwan : chorale d'enfants de choeur, drapeau breton, marins, pardon sur une estrade, défilé de bretons et bretonnes de différentes coiffes (bigoudène, Lorient, Loch Raïen), danses bretonnes. Descente de l'Oust en canoë, à Hemonstoir. La dérobée à Guingamp : défilé, danse bretonne des enfants et des adultes (non costumés), coiffe du Trégor. Plouilliau, gouel ar c'hezek (fête des chevaux à Ploumilliau) : Spectacle de cascades avec des chevaux dans un champ, des spectateurs, des femmes en coiffe du Trégor, un homme à la caméra. Koz varc'had, gourennou (lutte bretonne au Vieux-Marché) : spectacle de lutte bretonne. Pleuveur Servel, an tan e lanneier (le feu dans les landes de Pleumeur Bodou et de Servel) : des pompiers, un gendarme et des paysans tentent d'éteindre le feu des landes.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Allocution de Mgr l'Evêque de Saint-Brieuc et Trég

Par : Gallica

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. 1839, Chapelle des Sept-Saints en Vieux-Marché :
Numérisé par le partenaire. Appartient à l’ensemble documentaire : GMBrst001. Carte postale

Par : Yroise - bibliothèque numé

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. 1133, Château de Guernachannay, près Plouaret. P
Numérisé par le partenaire. Appartient à l’ensemble documentaire : GMBrst001. Carte postale

Par : Yroise - bibliothèque numé

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Plouaret ; Chapelle Ste Barbe

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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Plouaret ; statue devant une église ou chapelle

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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Plouaret (C.du N.) : Casseuses de cailloux

Par : Dastum

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La tour de l’église de Plouaret
La construction, commencée en 1554, est de style renaissance. La Tour, de section carrée à la base, comporte quatre niveaux. Un escalier à vis de pas à droite permet d’accéder aux différents étages. Dans l’ordre croissant on trouve l’horloge puis les quatre cloches ainsi que les deux chemins de ronde. Ces éléments ont longtemps rythmé la vie des Plouaretais.

Par : L'ARSSAT

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Environs de PLOUARET (Côtes-du-Nord). Château de G
Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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PLOUARET (Côtes-du-Nord). Le Vitrail du Miracle. N
Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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le Château de Guernachannay : [carte postale]
Numérisé par le partenaire. Appartient à l’ensemble documentaire : GMBrst001. Carte postale

Par : Yroise - bibliothèque numé

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Poull Kannan - Au lavoir d'antan
C'est avec une joie communicative que Christiane et Thérèse retournent avec leur brouette au lavoir de leur jeunesse. Tout en lavant leur linge comme autrefois, elles évoquent en breton les bons souvenirs de cette époque révolue. Suivons les sans hésiter pour ce charmant voyage dans le temps autour du lavoir de Coat Roué en Plouaret ...

Par : TV Trégor

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Ur Feunteun anvet Anjela - Plateau TV sur Anjela D
Eus menaj Traoñ an Dour da bed al lennegezh. - De la ferme de Traoñ an Dour au monde de la littérature. C'est en décembre 1991, dix ans après le décès de la poétesse Anjela Duval, que l'association culturelle Traoñ an Dour, du nom de la ferme d'Anjela Duval au Vieux-Marché, organisait un plateau-télé animé par les journalistes Fañch Broudic et Roger Laouénan. Ce débat avait rassemblé des membres de la famille d'Anjela, des voisins et des amis ainsi que des défenseurs de la langue bretonne qui rendaient hommage à un écrivain de premier plan. En novembre 2021, les communes du Vieux-Marché et de Plouaret se sont unies pour un nouvel hommage, hommage que la médiathèque de Lannion, dépositaire du fonds des manuscrits d'Anjela Duval, a complété par une exposition et différentes animations. Retrouvons le monde d'Anjela Duval dans ce plateau-télé de 1991 filmé par Trégor-Vidéo ainsi que deux poèmes lus par Yann-Bêr Piriou et filmés par TV-Trégor

Par : TV Trégor

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