Patrimoine de Plouaret

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Don de Martha Lindner
Plouaret, église du 16e siècle

Par : Archives municipales de Sa

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Atersadenn-Kaozeadenn gant Albert Marzin (1)

Kaozeadenn gant Albert Marzin e Plouared : né en 14, brezel 14, deskiñ bzg, skol, pañsion, poan galon, kanaouennoù, pas dañs. Servij, labour en hent houarn, paourentez, ruz, enep beleien, strollad komunour, emvodoù, cheu gant « Croix de Feu », labour an hent houarn, brezel, c’hoar deportet, resistañs, rafl Montroulez, PC, sportoù, kan, dimeziñ, adsevel Brest, bezhoneg, diskar ar PC.

Conversation avec Albert Marzin à Plouaret : né en 14, guerre, apprentissage du breton, école, pension pénible, chansons, pas de danses chez lui. Service militaire, chemins de fer, pauvreté, rouge, anticlérical, PC, réunions, bagarres avec Croix de Feu, travail de cheminot, guerre, sœur déportée, résistance, rafle Morlaix. PC, sport, chant, mariage, reconstruction de Brest, breton, déclin du PC.

Par : Dastum

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Maison (Vannes) (étudiée)
La maison occupe le centre de la parcelle dans un jardin environnant clos de murs et planté de grands arbres dont certains remontent aux plantations effectuées par le propriétaire A. Thubé. De plan rectangulaire, la maison est double en profondeur. Elle possède un sous-sol comprenant les cuisines avec accès extérieur, un étage carré et un étage de comble percé de lucarnes. Le soubassement de la maison est en pierre de taille de granite. Les façades sont enduites. La façade sur rue est encadrée par des pilastres d'angle en calcaire. Les encadrements des ouvertures et la corniche sont en calcaire. Les entablements avec larmiers et consoles forment un décor de qualité, très soigné d'inspiration néogothique et néorenaissance composé de têtes d'animaux, de coquilles, de fleurs, de fruits et de chérubins et en travée centrale du symbole AM et d'une croix. Les ouvertures au rez-de chaussée sont séparées par des niches et à l'étage par des croix d'inspiration néogothique.Avant 1860, la parcelle est un grand jardin appartenant au sieur Amédée Thubé, officier des subsistances militaires. Il le fait enclôre de murs et y planter des arbres dont certains subistent encore aujourd'hui. Or, en 1850, un nouveau projet d'alignement de la route d'Auray par l'ingénieur des Ponts et Chaussées de la Tournaie prévoit l'aliénation de 4 mètres de la propriété afin de planter sur le trottoir, une rangée d´arbres à la distance de 3m des propriétés voisines. Suite à la protestation de M.Thubé, ainsi que celle de son voisin, M. Caradec dont le pavillon est menacé, ce projet n'aboutit pas : ceci explique le rétrécissement actuel du départ de l'avenue Roosevelt côté sud et l'absence d'arbres.Par la suite, la parcelle est vendue par Amédé Thubé à Louis Léon de Treveret, receveur des contributions indirectes à Plouaret qui selon les matrices cadastrales fait construire sa maison en 1860, peut-être sur des plans de l'architecte Marius Charier. La maison figure sur le plan Bassac dressé en 1869. Les matrices cadastrales indiquent que la maison est imposée sur 31 portes et fenêtres. Dépendances et puits sont contemporains de la maison. Le pavillon d'entrée, édifié vers 1900 en bordure de place, est rattaché aujourd'hui de la maison voisine.
Auteur(s) du descriptif : Toscer Catherine ; Lainé Claire

Par : L'inventaire du patrimoine

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Église paroissiale Notre-Dame-de-Consolation, plac
Église paroissiale de plan en croix latine, couverte d´un toit à longs pans sur pignons découverts, et de toits en appentis sur les bas-côtés. Chevet à pans coupés flanqué au sud d´une sacristie demi hors-œuvre de plan rectangulaire. Clocher-porche dans œuvre, avec porte en arc brisé à voussures multiples ornées de fleurons et encadrées par deux pinacles, coiffée d´une chambre de cloche de plan carré terminée en plate-forme, sans flèche. Arcs boutants reposant sur les contreforts formant culées ornées de pinacles. Nef à trois vaisseaux de quatre travées, arcades en arc brisé reposant sur les chapiteaux corinthiens des piliers à noyau carré flanqué de quatre colonnes. Chœur à déambulatoire avec une chapelle (rayonnante) d´axe en absidiole demi hors-oeuvre. Sol couvert de dalles de granite.L´église paroissiale de Le Vieux-Marché est construite suite à l´érection de la trêve en succursale en 1860 puis, commune distincte de Plouaret en 1866, pour répondre aux besoins de l´expansion démographique de la commune alors peuplée de 2420 habitants. Elle est édifiée sur l´emplacement d´une ancienne chapelle, de plan rectangulaire avec clocher trégorois (trois chambres de cloches ajourées flanquées d´une tourelle d´escalier), dont de nombreux éléments ont été remployés dont les portes ouest, sud et nord tel que le stipulait le marché conclu entre le conseil municipal et l´architecte Courcoux. L´édifice religieux passe de 152 m² à 450 m² selon le projet de l´architecte en 1872 afin de pouvoir accueillir 1330 personnes soit les 2/3 des vieux-marchois.L´église est construite entre 1878 et 1892 d´après les plans de l´architecte Courcoux par Kerguenou premier entrepreneur et Tensore, second entrepreneur. Les voûtes sont construites en 1884 et le clocher alors à peine terminé est reconstruit en 1891 après sa démolition par la foudre. L´église fait l´objet de nombreuses réparations en 1903 dont le chantier est suivi par l´architecte briochin Morvan et réalisé par l´entrepreneur Marzin de Louargat. En 1904 les boiseries du chœur à déambulatoire sont mises en place par le recteur Hégarat.
Auteur(s) du descriptif : Fauchille Gwénaël ; Lécuillier Guillaume

Par : L'inventaire du patrimoine

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Ferme de Kerguib (Plouaret)
Orienté vers le sud, ce logis de ferme, de plan rectangulaire massé et à deux pièces au rez-de-chaussée a été construit en moellon de granite à l´exception des encadrements des ouvertures et des chaînages d´angle en pierre de taille. L'élévation antérieure a gardé ses ouvertures originelles : deux fenêtres et une porte centrale. Si le linteau de la porte porte le millésime 1922, le linteau de la fenêtre porte l´inscription suivante : "EVEN JH GUILLERM" et nous informe sur les commanditaires. Toit à longs pans sur pignons couverts.Le logis se compose aujourd´hui d´un couloir central, d´une pièce à feu à l´est : la salle commune, et d´une chambre sans foyer ; le tout étant séparé par des cloisons en bois. L´étage de comble, accessible depuis l´intérieur est destiné dès l´origine au stockage des récoltes, il a été rendus habitable par la pose de fenêtres de toit.Cette ferme est située à 3 600 mètres au sud du bourg de Plouaret et à 148 mètres d´altitude. Elle se trouve à environ 200 mètres à l´ouest du Saint-Ethurien et du moulin de Kerdalem (ruiniforme). Le village le plus proche est Saint-Carré sur la commune de Lanvellec. Quatre bâtiments figurent sur le cadastre de 1835 associés au toponyme "Kgruib" (Kerguib). L´ensemble se compose aujourd´hui d´un logis accosté d´une grange à l´ouest, d´une étable construite dans les années 1940, de deux grands hangars (datant des années 1960) et d´un petit logis désaffecté servant de remise. Ce dernier datant du 17e siècle, a été remanié au 19e siècle. Selon une source orale, une famille de 6 personnes y habitait vers 1950.Le logis principal, toujours habité, a été construit en 1922 pour le couple Even et Guillerm. Les bâtiments, à l´exception des hangars, se répartissent au nord de la cour. Elle est accessible, à l´ouest par un chemin de communication.
Auteur(s) du descriptif : Lécuillier Guillaume

Par : L'inventaire du patrimoine

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Le cavalier et l'anguipède / Par J. Trévédy
Article de 1889 faisant un état des découvertes de groupes sculptés représentant un cavalier assaillant un anguipède, créature légendaire de la mythologie gauloise dont le corps finit en queue de serpent.

Par : Médiathèques de Quimper Br

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Cantiq voar Mission Plouaret [suivi de] Cantiq an
Feuille volante dont le titre peut être traduit comme suit : "Cantique de la Mission de Plouaret [suivi du] Cantique de l’Ave Maria [et du] Nouveau cantique pour le Salut".

Par : Médiathèques de Quimper Br

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Neventiou, ar bloaz 1961
Des pardons en 1961. Pardon des Terre Neuvas à Saint Malo : défilé d'enfants, de femmes en coiffe du Trégor, la bateau le "MUTIN", bénédiction de la mer. Pardon à Ploubezre : défilé partant de l'église, femme en coiffe du Trégor goëlo, les enfants de choeur. Pardon des sept saints au Vieux-Marché : marche sur un chemin de campagne. Porz-Gwenn, pardon Sant Gonery (Port Blanc) sur l'île de Saint Gildas : le port, embarcation, débarquement, défilé, une statue de Saint. Plouaret, an had pardon : église, manège, course cycliste, spectatrices, discours, arrivée de la course. Fête de la Saint-Yves aux arènes de Lutèce à Paris, pardon Sant Erwan : chorale d'enfants de choeur, drapeau breton, marins, pardon sur une estrade, défilé de bretons et bretonnes de différentes coiffes (bigoudène, Lorient, Loch Raïen), danses bretonnes. Descente de l'Oust en canoë, à Hemonstoir. La dérobée à Guingamp : défilé, danse bretonne des enfants et des adultes (non costumés), coiffe du Trégor. Plouilliau, gouel ar c'hezek (fête des chevaux à Ploumilliau) : Spectacle de cascades avec des chevaux dans un champ, des spectateurs, des femmes en coiffe du Trégor, un homme à la caméra. Koz varc'had, gourennou (lutte bretonne au Vieux-Marché) : spectacle de lutte bretonne. Pleuveur Servel, an tan e lanneier (le feu dans les landes de Pleumeur Bodou et de Servel) : des pompiers, un gendarme et des paysans tentent d'éteindre le feu des landes.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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. 1133, Château de Guernachannay, près Plouaret. P
Numérisé par le partenaire. Appartient à l’ensemble documentaire : GMBrst001. Carte postale

Par : Yroise - bibliothèque numé

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Plouaret ; Chapelle Ste Barbe

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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Plouaret? ; chapelle de la Trinité

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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Plouaret - Pignon / Appareillage
PIGNON Grd appareillage granit

Par : Dastum

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Plouaret ; statue cheval piétinant un dragon

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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Plouaret - Maison / Appareillage
MAISON Grand appareillage, altern. POR+CH+GERB.

Par : Dastum

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La tour de l’église de Plouaret
La construction, commencée en 1554, est de style renaissance. La Tour, de section carrée à la base, comporte quatre niveaux. Un escalier à vis de pas à droite permet d’accéder aux différents étages. Dans l’ordre croissant on trouve l’horloge puis les quatre cloches ainsi que les deux chemins de ronde. Ces éléments ont longtemps rythmé la vie des Plouaretais.

Par : L'ARSSAT

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Plouaret. - Manoir de Kerbridou.
Date : 1984. Fonds : Gwyn Meirion Jones

Par : Archives départementales d

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Fontaine de dévotion dite "Feunteun Sant Jakez" à
Cette petite fontaine maçonnée en granite à bassin carré, dont le trop-plein d'eau s'écoule par une rigole, rejoint un cours d´eau.Fontaine de dévotion Saint-Jacques dite "Feunteun Sant Jakez" en breton, située le long d'un chemin au sud de Kmoguer (Kermoguer), elle est vraisemblablement datable du 17e siècle. Elle ne figure pourtant pas sur le cadastre de 1835.
Auteur(s) du descriptif : Lécuillier Guillaume

Par : L'inventaire du patrimoine

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le Château de Guernachannay : [carte postale]
Numérisé par le partenaire. Appartient à l’ensemble documentaire : GMBrst001. Carte postale

Par : Yroise - bibliothèque numé

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Manifestations d'agriculteurs
Ar Vretoned o tifuni - Manifestation d’agriculteurs Réalisateur : Roger Laouénan Format : 9.5mm – noir et blanc – muet – 11’44“ – 1962 Les paysans du Léon et du Tréguor manifestent à l’instigation de la FNSEA et demandent l’application immédiate de la loi d’orientation agricole. Alexis Gourvennec intervient à Pontivy lors de la réunion "Loi programme pour la Bretagne". A Plouaret, Edgar Pisani (ministre à l'époque) rencontre les syndicalistes.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Poull Kannan - Au lavoir d'antan
C'est avec une joie communicative que Christiane et Thérèse retournent avec leur brouette au lavoir de leur jeunesse. Tout en lavant leur linge comme autrefois, elles évoquent en breton les bons souvenirs de cette époque révolue. Suivons les sans hésiter pour ce charmant voyage dans le temps autour du lavoir de Coat Roué en Plouaret ...

Par : TV Trégor

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Manoir, Lesmoal (Plounérin)
Le manoir se situe à flanc de colline entre 190 et 200 mètres d´altitude. A l´origine, l´accès au manoir se faisait à l´ouest depuis le chemin de la "Clarté à Guerlesquin" par une allée longue de 120 mètres. Depuis 1998, une autre allée a été créée au sud. Elle remploie deux piliers de granite marqués de blasons : à gauche, les armes de Maurice Meur "fasce surmontée d´un croissant", à droite mi-parti "de Meur" et "de Quelen", ouvrant sur la route départementale D 56.Manoir construit en pierre de taille de granite, de plan allongé avec tour d´escalier en vis hors oeuvre sur façade postérieure. Cour fermée au sud avec entrée à porte piétonne et porte cochère. Il est flanqué à l´ouest en retour d´équerre d´une grange à lin. Logis à un étage carré et à comble à surcroît percés de trois lucarnes modernes. La première reprend le modèle de Kerocou à Ploujean, la seconde... et la troisième... Le rez-de-chaussée et l´étage sont percés de deux fenêtres à traverse et d´une fenêtre à meneau et traverse avec linteau à double accolade. Le logis est couvert d'un toit à longs pans et pignons découverts à rampants. Au rez-de-chaussée, salle et cuisine séparées par un mur de refend avec passe-plat, sont desservies chacune par des portes jumelées en arc brisé avec arcades moulurées et voussures en accolade, ornées de choux, crossettes et fleurons, et accostées de pinacles reposant sur des culots. La porte de droite dessert la cuisine, la porte de gauche ouvrait directement sur la salle basse avant qu´un mur de refend ne soit construit probablement par Pierre Kergariou (17e siècle) créant ainsi un couloir desservant la salle basse, la cuisine et la tour d´escalier et rendant caduque l´utilisation du passe-plat aménagé dans le mur de la cuisine. Cette dernière possède une arrière cuisine sur sol en terre battue. A l´étage, salle haute et chambre à feu, doublée d´une garde robe et dotée de latrines.Edifice du début du 16e siècle comme l´indique les décors des portes d´entrées, probablement autour de 1530 : les fenêtres à coussièges et à meneaux et traverses, pinacles sur culots.Le manoir possédait une entrée monumentale, un étang, un moulin, une chapelle, un colombier. Seules restent l´étang et le colombier. Les terres s´étendaient au sud du grand chemin de Morlaix sur les paroisses de Plounérin et de Guerlesquin sur plus de 700 hectares au 15e siècle, 500 hectares à partir du 16e siècle. La seigneurie possédait les convenants suivants en Plounérin : Coatquis, Crec´h an Sec´h (où se trouvaient les fourches patibulaires), Keravel, Lougoulaouen, Pen ar Stang, Pen ar Vern, Penquenquer et Traou an Dour, soit 117 hectares. Les censives appartenant à Lesmoal sur Plounérin sont : Cosdannot, Crech ar Marec, Le Vieux Moulin du Faouet, Goazhalec, Kergoat et Traou an Dour Izelaff, soit 72 hectares. S´ajoutent les propriétés en Guerlesquin : Menez-Meur et la chapelle Saint-Egonec, Goazivinic, Gollodic, Guignec, Kerbrunec, Kerhellou, Kerlaëron, Kernostis, Kervranton, La Garenne, La Villeneuve, Salver et Treusquer, soit 260 hectares.La seigneurie de Lesmoal est créée vers 1420 par démembrement de la seigneurie de Guerlesquin par Jean de Penhoet (amiral de Bretagne entre 1401 et 1432) pour la dot de sa soeur cadette Isabeau mariée à Jean de Bouteville baron du Faouet. En 1505 (AD 22 C 187), Morice Meur, receveur et procureur de Loys de Bouteville, y habite comme métayer avec sa femme Marie Guergabin (AD 22 C 147). En 1540 Guillaume Meur qui demeure à Lesmoal depuis plusieurs années, rachète la seigneurie à la famille Bouteville et Combout (AD 22 C 187). A partir de 1547, année du mariage de Morice Meur avec Julienne de Quelen (écus sur la porte monumentale avec à gauche les armes de Maurice de Meur « fasce d´azur surmonté d´un croissant » et à droite un mi-parti montrant au 1 "de Meur" et au 2 "de Quelen" (burelé d´argent et de gueules de dix pièces), sur le pignon sud de la grange à lin et sur les hottes des cheminées des salles basse et haute), le manoir se structure avec cour, basse-cour et double porte fermant le pourpry, puis édification d´une chapelle et d´une entrée monumentale. Suivant l´aveu rendu par Maurice de Meur en 1585 (AN P 1656), la Chambre des Comptes reconnaît le droit de haute, moyenne et basse justice, ce qu´elle confirme à la réformation du domaine royal de 1679. La famille de Meur est officiellement reconnue noble par le roi. Cette même année, Yves Kergariou, propriétaire du lieu, rend aveu au roi. Un cadran solaire décoré d´un ange, d´une représentation de la lune et du soleil a été découvert dans la tour d´escalier. Il porte l´inscription suivante "I : FOVCQVAVIT : 1580" qui peu se traduire par "Fouquault" ou bien "Fou C (elui) Q (ui) VA VIT (e)". A partir de la fin du 16e siècle, les propriétaires semblent préférer d´autres résidences (manoir de la Haye en Plouégat, Kerepol en Plouaret, hôtel particulier à Saint-Pol-de-Léon ou Morlaix) et la propriété est mise en fermage. A la fin du 17e siècle, le pavillon des métayers situé à l´ouest de la cour, accolé à la grange à lin, est abandonné car il menace ruine. Les métayers occupent alors une pièce du logis manorial (AD 22 C 71). Au 18e siècle, les édifices ne sont plus entretenus et tombent en ruine : pavillon des métayers, chapelle...A la Révolution, les biens de Kersauzon Vieux Châtel, alors propriétaire, sont saisis, expertisés entre le 21 septembre 1794 et le 9 mars 1795 (AD 22 1Q 326) et vendus comme biens nationaux au juge de paix du canton Aimable Alexandre Le Roy du Vieux-Marché, le 30 juillet 1796 pour 17 679 livres et 12 sols. Le descriptif de l´estimation de 1794 indique que l´étage est composé de "trois chambres, trois greniers sans terrasses ny baraseaux" (AD 22 Q 326). Passé entre les mains de plusieurs propriétaires, le manoir est mis en fermage dans les années 1870 où Jean-Marie Auregan fait construire une maison bourgeoise appelée "Le château de Lesmoal" à 300 mètres au sud-est. Le site est abandonné dans les années 1960. En 1993, François Cotten et sa femme rachètent la propriété du manoir et restaurent l´ensemble pendant plus de dix ans. Ils rehaussent la tour d´escalier en la couvrant d´un toit en pavillon orné d´un épi de faîtage. Ils créent les lucarnes sur le pan sud du toit en s´inspirant de divers manoir en Bretagne. Les armes : les Cazin, métayers de Lesmoal qui appartenait aux Penhoet au 15e siècle, copient probablement leurs armes : "d´or à la fasce de gueules" pour Penhoet, "d´argent à la fasce d´azur" pour les Cazin et de Meur.Cette dernière fut divisée au 18e siècle par une cloison pour former deux chambres. Une seconde cheminée fut alors aménagée dans le mur de refend.
Auteur(s) du descriptif : Fauchille Gwénaël ; Lécuillier Guillaume

Par : L'inventaire du patrimoine

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Ardoisières de Cô (Ploërmel)
Période d'exploitation : 1927-1980Le gisement de Cô est constitué d’une veine verticale d’environ 20 mètres de large, orientée est-ouest. Le matériau exploitable se trouve à partir de 25 mètres de profondeur. Il s’agit d’un schiste du Briovérien. Caux n°4 : A 52 mètres du chemin n°8. Parcelle K 125.Puits n°1 : A 65 mètres du chemin 8 Ploermel-MonterreinParcelle : YE 87Excavation de 40 mètres sur 30 mètres, située entre la route (CD n°8) et les premiers bâtiments de ferme, fermée par un grillage de 1,5 mètres de haut fixé sur des poteaux en ciment côté est et sud et de plaques de ciment de 2 mètres de haut sur les deux autres côtés. Elle est entourée de déblais ardoisiers formant une butte de 3 mètres de haut. L'excavation est noyée et l'eau est à peu près au niveau de la route. L'ancien château d'eau de Ploërmel, en état médiocre, borde à l'ouest l'excavation et se trouve dans la partie close.Parcelle : YE-244 Puits n°1 de 119 m, foncé en 1927, avec ouverture du 1er niveau d'exploitation comprenant trois chambres Ouest et deux chambres Est, un travers-banc et une recherche en long au nord du puits. L'exploitation s'est effectuée à partir du puits principal n°1, en bancs montants sur remblais à partir du niveau inférieur n°1 et par les chambres 1 et 2 ouest, 1 et 2 est. Au 3ème niveau (89 mètres) : abandon de la chambre 2 ouest. Au 4ème niveau (71 mètres) (1965), ouverture des chambres 3 et 4 est, la 4 est étant rapidement abandonnée. Un travers-banc de recherche de 25 mètres vers le Nord; un travers-banc du puits vers le Sud arrêté à 10 mètres au sud de la chambre 1 ouest. Au 5ème niveau : chute de voûte dans la chambre 1 ouest qui est arrêtée Au 6ème niveau : trois chambres est. Chaque chambre a une superficie de 500 à 550 m2. Actuellement, le puits est recouvert d'une dalle en béton de 0,2 mètre d'épaisseur et de 6 sur 8 mètres de section. Elle présente un trou d'homme actuellement recouvert par une grosse dalle de schiste impossible à déplacer sans engin. La dalle bétonnée est en bon état. Le puits est noyé (d'après témoignages) mais le niveau n'est pas contrôlable. Vieux fond : Période d'exploitation : 1883-1926. Parcelle : YE-163.Excavation en eau formant un étang assez vaste (80 mètres sur 20 mètres). D'après un témoignage, il y aurait un "trou" dans sa partie est. L'eau est subaffleurante et s'écoule vers l'ouest à travers la digue de déblais qui porte le chemin. Les bords de l'étang sont constitués de schistes et de terre. Instabilité des terrains : du côté sud-est, l'étang est bordé de grandes dalles de schistes instables. Puits de recherche :Période d'exploitation : 1927-1980. Parcelle : YE-163.Puits de 65,6 mètres de profondeur initiale avec une chambre (6ème niveau); actuellement couvert d'une dalle en béton de 0,2 mètres d'épaisseur et de 5 sur 7 mètres de section. Le côté sud est entouré de barbelés (5 rangs sur 1,20 mètres de haut, poteaux en bois), les trois autres côtés sont dissimulés dans les ronces. La dalle a l'air en moins bon état que celle du puits n°1 et couverte de mousse. Un trou, sans doute pour faire des mesures de niveau d'eau, est percé dans la dalle (diamètre 0,2 m). Ancien fonds n°2 :Période d'exploitation : 1883-1926. Parcelle : YE-245.A 50 mètres à l’ouest du puits n°1. Puits bouteille de 63 mètres de profondeur à l’origine. Il mesure 5 mètres sur 12 mètres et un front de taille de 2 mètres de haut. Il est noyé. Ancien fond n°4 :Période d'exploitation : 1883-1926. Parcelle : YE-245-163.Grande excavation de 50 sur 30 mètres, noyée et entourée de déchets d’exploitation. Bâtiments : Usine à gazUn bureau, perpendiculaire à l’usineUn hangar de grande dimension : 25 mètres sur 10 mètres aux murs et aux toitures en bon état Chaudières pour charbon de boisLes ardoisières de Cô sont situées sur d’anciennes landes (Caux ou Cô). Elles ont connu deux phases d’exploitation. Des années 1840 aux années 1920, elles sont exploitées par différents propriétaires travaillant sur des parcelles mitoyennes. C’est à partir de 1927, date de la reprise du site par la commission des ardoisières d’Angers, qu’elles vont connaître un réel développement industriel. Elles seront en activité jusqu’en 1980. Les ardoisières de Cô sont un cas très particulier : il s’agit de nombreuses excavations, exploitées parallèlement ou successivement sur des parcelles étroites formant les landes de Caux. Il est donc très difficile d’établir une liste de propriétaires et un historique pour une ardoisière en particulier, en tout cas pour la première période d’exploitation. La maison Herpe-Ubermuhlen, qui exploite les ardoisières de Cô aurait été fondée en 1840. Ces deux familles devaient exploiter plusieurs excavations avant de s’étendre au fur et à mesure sur tout le site jusqu’à une ardoisière unique composée de plusieurs fonds. En 1855, Mathurin Guillemet (Guilmet) reprend la carrière à ciel ouvert. Il loue le terrain à Jean Perichot pour 180 francs et 2000 ardoises par an.En 1860, Jacques Gropin (Grossin ?) et Jean-Louis Chefdor déclarent l’ouverture d’une ardoisière à ciel ouvert, sur un terrain appartenant à Marie-Françoise Jourdan, veuve de Jean-François Périchot. En 1862, MM. Chefdor et Gropin sont mis en demeure de terminer un mur entourant leur ardoisière. Ils abandonnent finalement l’ardoisière (L 978).Le 26 avril 1864, une nouvelle ardoisière est déclarée, exploitée à ciel ouvert et souterrainement sur la parcelle 164. L’excavation mesure 2,70 mètres de long sur 2,30 mètres de large et 6,70 mètres de profondeur.Le 10 avril 1865, Richard Mathurin déclare une ardoisière au Clos de Cô. En 1897, MM. Ubermuhlen et Le Coroller déclarent 2 ardoisières (3 et 4) transformées en 1 et 2 (parcelle K 16). En 1906, M. Le Coroller se déclare seul et comme exploitant à ciel ouvert. En 1900, M. Ubermuhlen possède trois machines à vapeur qu’il a acheté à M. Malaboeuf, cultivateur à Guégon et les deux autres à Jean Gilard, carrier à Augan. La première est une machine à chaudière horizontale tubulaire, à foyer vertical, éprouvée le 27 mars 1891. La deuxième est une machine à chaudière horizontale tubulaire, à retour de flamme, foyer intérieur, éprouvée le 27 avril 1894. La troisième est une machine à chaudière horizontale tubulaire, à foyer vertical, éprouvée le 9 mai 1898. Il déclare que ces machines vont servir non seulement à mouvoir les treuils des carrières mais aussi à battre les grains. Peut-être prête-t-il une de ses machines à des agriculteurs des environs. Le 30 octobre 1909, un effondrement englouti deux maisons, dont celle occupée par François Guillon (63 ans). La carrière en question avait été évacuée fin juillet. L’excavation mesurait 12 mètres sur 8 mètres et 115 mètres de profondeur. Il a été jugé impossible de tenter un sauvetage de M. Guillon, au vu de la dangerosité de la situation. En 1910, une vieille carrière qui avait été abandonnée et comblée en 1871, est de nouveau ouverte, sous le nom de Cô n°4. En 1911, Bernard Le Coroller exploite de manière souterraine une excavation de 60 mètres de profondeur dans une ouverture de 5 mètres sur 6 mètres. Après exploitation, cette excavation servira de puisard pour les eaux de Caux n°4.Caux n°4 : en 1912, c’est une excavation entièrement à ciel ouvert de 30 mètres sur 18 mètres qui est en période préparatoire. Elle est exploitée par Bernard Le Coroller (ainsi que Caux n°2). En 1921, il reprend (?) à ciel ouvert (parcelle K 125). En 1927, M. Le Coroller n’est plus depuis au moins 1925, l’exploitant des ardoisières de Cô. Il est devenu pharmacien à Plouaret (22) et il doit être remplacé à son poste de membre de la Commission locale de retraite des ouvriers ardoisiers. Il sera remplacé par M. Le Garrec, exploitant des ardoisières de Guernanic. Les ardoisières de Cô ont été reprises par la Commission des Ardoisières d’Angers.Le puits n°1 est foncé jusqu’à 125 mètres de profondeur, où cinq chambres ont été ouvertes : trois à l’ouest et deux à l’est. Leur superficie est comprise entre 250 et 500 m². Les chambres sont séparées par des bardeaux de 15 et 20 mètres d’épaisseur. Les chambres ouest et les vieux fonds n°2 et n°4 ont des bardeaux de 70 mètres d’épaisseur. L’exploitation se fait en remontant. Il existait alors, un chevalement, un treuil, une centrale et une scierie.Le puits n°1 bis est un puits de recherche de 41 mètres de profondeur, situé à 120 mètres à l’est du puits n°1. Les travaux s’arrêtent fin 1928. En 1930, l’ardoisière emploie 60 ouvriers. Une demande de création d’une société de secours est réalisée. En 1932, la Commission des ardoisières d’Angers est représentée par le directeur : M. de Silans (?). Des clôtures défensives sont installées autour des puits n°1 et n°1 bis. Les deux puits sont fermés par des trappes de madriers jointifs, cloués sur de fortes traverses. Les pieds des chevalements sont reliés à leurs parties inférieures par trois ou quatre câbles d’acier maintenus par des rails verticaux.En 1947, un puits est foncé à l’est du premier, jusqu’à 65 mètres de profondeur, ainsi qu’une chambre. Le puits n°1 qui avait été délaissé, est dénoyé. L’exploitation reprend dans les chambres 1 et 2 à l’ouest et 1 et 2 à l’est. La chambre 3 ouest est abandonnée car elle est trop proche du fond n°2. En 1965, les chambres 3 et 4 est, sont ouvertes. La chambre 4 est vite abandonnée en raison de la fracturation du schiste. En 1971, la chute d’une partie de la voute de la chambre 1 ouest en interrompt l’exploitation. A partir de là, seules les chambres 1, 2 et 3 est seront exploitées. La S.A des ardoisières d’Angers arrête définitivement l’exploitation le 18 juillet 1980.
Auteur(s) du descriptif : Gourmelen Lena ; Vozza Mathilde

Par : L'inventaire du patrimoine

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