Avenues Roosevelt et de La Marne, anciennement rou
Rue rectiligne occupée par des maisons souvent en retrait sur la rue, enduites, dotées d'un étage carré, d'élévations à travées, bien que rarement ordonnancées.Créée au 18e siècle, la nouvelle route de Lorient et Quimper qui, au cours du 19e siècle, prend le nom de rue Hoche, puis d´Auray, est connue aujourd´hui comme avenues Roosevelt puis de la Marne. Elle se constitue probablement dès la période médiévale à partir du cimetière Saint-Michel (place de la Libération), chemin parallèle à la rue Jean Gougaud (première route d'Auray, puis route de Sainte-Anne) qu'elle rejoint au carrefour de la Madeleine. Débouché de la rue d'Auray, elle est encore considérée comme "un ancien chemin" au milieu du 18e siècle, époque à laquelle l'ingénieur Chambon de Beauvalet prévoit d'en faire la route principale vers Auray. Cette portion de la route est décrite sur le plan comme "ferrée en mauvais pavé ruiné". Adjugés en 1779, les travaux sont effectués en 1788 du jardin de la Nicolière à la Madeleine, soit 216 toises pour la somme de 7335 livres. En 1850, l'ingénieur des Ponts-et-Chaussées décide de porter la largeur de la rue à 16 mètres en y incluant des trottoirs plantés d'arbres de 4 mètres. Cette décision est de peu de conséquences sur les propriétés riveraines, non construites, et qui ne sont pas indemnisées de leur préjudice. Cependant, le propriétaire du terrain à l'angle de la rue et du Champ de Foire, M. Thubé, proteste contre ce tracé, prétextant les plantations effectuées sur son terrain ainsi que sa clôture (sans doute en prévision d'une construction). Il obtient gain de cause, de même que son vosin M. caradec qui avait également édifié un mur de clôture suivant l'alignement précédent, ce qui explique l'étroitesse actuelle du départ de l'avenue Roosevelt.A l'exception du carrefour de la Madeleine, qui, outre la chapelle, (reconstruite en 1302, mais sans toiture en 1682 puis diminuée de 25 pieds en 1717), comporte une auberge dont l'alignement prévoit de supprimer l'écurie et le fournil, il n'y a aucune habitation le long de la route jusqu'à la fin du 19e siècle. Le plan Bassac de 1869 montre seulement une maison à l'angle de la rue Texier-Lahoulle (ancien chemin de Plescop). C'est la construction de l'Ecole Normale en 1887 sur les plans de l'architecte Maigné, puis la construction du réservoir d'eau au n° 18 qui vont impulser la construction privée sur la rue, devenue rue Hoche depuis la Révolution. Sur le plan de 1897 établi par Léchard, les deux parcelles qui entourent le réservoir sont encore vides, mais la maison à l'angle ouest de la rue Texier-Lahoulle est déjà construite. Quelques maisons sont également construites côté sud. Les perturbations qui ont affectées la construction de la voie dans la 2e moitié du 20e siècle sont encore peu nombreuses et consistent essentiellement dans la construction d'un immeuble face au réservoir.La dénomination d'avenue de la Marne donnée à la deuxième partie de la rue intervient en décembre 1918, la première partie voyant son nom modifié en avenue Roosevelt au lendemain de la seconde Guerre mondiale.
Auteur(s) du descriptif : Herbaut Claudie ; Toscer Catherine ; Lainé Claire
Par : L'inventaire du patrimoine